"Pas de prime d'accueil"

Julien Beauvieux

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Officiellement confirmé par Natixis mercredi 29 avril, le remplacement de Dominique Ferrero par Laurent Mignon au poste de directeur général interviendra vers la mi-mai. Mais le futur dirigeant prend déjà ses marques, jugeant "très intéressante" sa nouvelle mission dans un entretien flash accordé à La Tribune.

"François Pérol, le président de Natixis (et patron de la nouvelle entité chapeautant la Caisse d'Epargne et Banques Populaires, ndlr), que je ne connaissais pas jusqu'à ce qu'il me contacte, constitue une nouvelle équipe de talents internes et externes", explique le futur dirigeant. "Par mon parcours professionnel, je connais l'ensemble des métiers de Natixis, qu'il s'agisse de l'assurance-crédit, de l'assurance, de la banque de financement et d'investissement et de l'asset management", a estimé Laurent Mignon.

Le remplaçant de Dominique Ferrero aura fort à faire. Engluée dans des investissements hasardeux, Natixis devra trouver sa place dans le nouvel ensemble issu du rapprochement des groupes Banque Populaire et Caisse d'Epargne. Un défi compliqué bien sûr par la crise, mais également par les polémiques entourant la nomination de François Pérol, proche de l'Elysée.

Le climat de défiance vis-à-vis de la profession bancaire est par ailleurs à son paroxysme à la suite des multiples scandales sur la rémunération des dirigeants. S'il refuse d'en dire plus à ce sujet, Laurent Mignon a néanmoins précisé qu'il n'aurait pas de "prime d'accueil", ces "cadeaux de bienvenue" octroyés à certains hauts cadres à leur arrivée.

Il en faudra cependant plus pour calmer les actionnaires de Natixis, qui seront réunis jeudi 30 avril pour l'assemblée générale annuelle de la banque. Un baptême du feu pour François Pérol qui promet d'être houleux.