Thierry Breton se prive de "parachute doré"

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Thierry Breton n'aura pas de "parachute doré". "J'ai demandé au conseil de surveillance de ne pas bénéficier de "parachute doré" en cas de cessation de mes fonctions", a déclaré aux Echos le président du directoire d'Atos Origin et ancien ministre de l'Economie. Et de préciser qu'il avait souhaité que sa rémunération soit "transparente".

"Ma rétribution est composée d'un salaire annuel fixe de 1,2 million d'euros, d'une part variable pouvant aller à 120 % du fixe à objectifs atteints, que j'ai souhaité en fait plafonner à 100 %. A cela s'ajoute l'attribution de 233.000 stock-options fin 2009, fin 2010 et fin 2011", détaille-t-il dans l'interview accordée au journal économique daté du mardi 16 décembre.

Jeudi, le conseil de surveillance d'Atos Origin a décidé de priver d'indemnités de départ son prédécesseur Philippe Germond qui aurait eu droit à 3,9 millions d'euros d'indemnités de départ selon les termes de son contrat. Les déclarations de Breton interviennent alors que la pression monte sur les grands patrons pour mettre fin aux "parachutes dorés".