Un tiers des liaisons de Finnair menacé

E24 avec AFP

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"Aujourd'hui nous desservons plus de 100 destinations. Si les choses empirent encore, nous allons devoir fermer un tiers (...) de nos liaisons", a déclaré Jukka Hienonen, le PDG de la compagnie aérienne finlandaise Finnair, au quotidien finlandais Iltalehti dans une interview publiée vendredi. "Nous espérons que la suppression de 9% de nos liaisons sera suffisante, (mais) aucune liaison n'est impérative. Ca ne rapporte pas d'argent de voler avec des avions vides", a-t-il commenté.

La compagnie nationale finlandaise a lancé en juin un vaste programme de réduction des coûts, destiné à lui faire économiser près de 50 millions d'euros par an pour compenser la hausse d'alors du prix du carburant et la baisse du prix des billets. Finnair a ainsi supprimé des liaisons en Asie et a commencé à réduire la fréquence de certains vols vers l'Europe. Près de 400 suppressions d'emploi ont été annoncées en septembre, après un refus du personnel de baisser les salaires, et 2.000 hôtesses de l'air et stewards vont être mis au chômage technique pendant deux semaines cette année.

La baisse du prix du carburant ces derniers mois n'a pas changé la donne, estime le directeur général de Finnair. "Le prix du pétrole est retombé et a réduit les coûts du carburant, mais les voyages d'affaires se sont effondrés en raison de la récession", observe-t-il. "J'aurais préféré un carburant cher mais une demande (élevée)".

S'il n'y avait pas les très rentables liaisons asiatiques, "nous ne pourrions nous permettre de garder que 20 (sur 40) de nos destinations en Europe", a-t-il relevé. "Le pétrole devrait coûter 100 dollars par baril. Cela éliminerait des compagnies en mauvaise santé qui sont maintenues en vie artificiellement", a-t-il dit, déplorant la "surcapacité" du secteur.