Une crise "difficile mais gérable" pour les télécoms

Guillaume Guichard

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Les Télécoms s'en sortent bien. Pour Fitch Ratings, "grâce à la visibilité du secteur et un bon niveau de trésorerie, les télécoms apparaissent comme des valeurs défensives pour les investisseurs aujourd'hui", estime l'agence de notation de crédit, dans une note publiée mardi 9 décembre.

En effet, "la plupart des acteurs bénéficient de bons niveaux de liquidité (…) et ne devraient pas avoir besoin de faire appel au financement du marché durant les 18 prochains mois", explique Fitch. Si des opérateurs sont plus dépendants du marché du crédit, comme SFR, la plupart des acteurs "maintiennent un bon niveau de trésorerie", selon l'agence.

Rude épreuve

Toutefois, Fitch le craint, "la qualité défensive du secteur sera à nouveau mise à rude épreuve". La récession devrait entraîner une baisse du revenu moyen par client, engendrant une pression sur les marges. Et le haut débit, principal relais de croissance du secteur, devrait marquer le pas. "Le haut débit devrait ralentir plus que prévu, voire accuser un coup d'arrêt dans certains pays comme le Royaume-Uni ou l'Espagne", analyse Fitch.

Cette situation va être "difficile mais gérable". Enfin pour les gros acteurs, comme le Britannique BT, l'allemand Deutsche Telekom, ou encore France Telecom. Les plus petits, fragilisés par des années de guerre des prix, pourraient chercher à sortir du secteur des télécoms. De quoi réjouir les plus gros, qui en profiterait pour mener la consolidation du secteur profitant du niveau de valorisation en baisse sur le marché boursier.