Vivendi pourrait profiter de la crise pour "faire des affaires"

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Il risque d'y avoir du mouvement à Vivendi dans les mois qui viennent. Jean-Bernard Lévy, président du directoire du groupe français de médias et de télécommunications, a affirmé mardi que son groupe pourrait "faire évoluer (son) périmètre" en essayant de "faire des affaires" à l'occasion de la crise économique. "Nous aurons probablement les moyens et nous espérons trouver des opportunités de faire évoluer notre périmètre", a-t-il déclaré lors d'une intervention à la 11e conférence annuelle des Echos sur les médias.

Soulignant que Vivendi a désormais "une bien meilleure capacité (qu'avant) à résister à cette crise" et une "résistance bien supérieure à la moyenne de l'économie", M. Lévy a estimé que le groupe pouvait "faire des affaires intéressantes dans les 18-24 mois qui viennent". A titre d'exemple, le groupe peut racheter 100% de la chaîne Canal+.

Mais faire des acquisitions n'est "en rien une obligation pour nous" et ne concernera que les métiers existants de Vivendi, a précisé M. Lévy. Il s'agirait pour Vivendi "d'aller sur des marchés en plus forte croissance que la France".

Vivendi, associé à l'opérateur espagnol Telefonica, est actuellement en négociations "à un stade préliminaire" avec le groupe espagnol de médias Prisa pour lui racheter son activité de télévision payante Digital+.