Contre la crise, les cadres veulent être augmentés

E24

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Bien que la crise frappe de plein fouet les entreprises, 55% des cadres ont l'intention de demander une augmentation de salaire, selon un baromètre IFOP/CADREEMPLOI. Près d'un cadre sur trois table sur une augmentation de salaire de 3%. En revanche, 45% des cadres qui vont demander une augmentation n'y croient guère. Seuls 8% des cadres s'autocensurent pour cause de crise. Tous ne se sentent pas armés pour faire la demande.

Les conséquences de la crise sont bien visibles en interne. La moitié des cadres constatent de fortes inquiétudes au sein de leur entreprise ou de leur service, tout comme sur les embauches: 56% perçoivent des ralentissements ou un arrêt dans ce domaine. Près de 45% des cadres constatent des investissements en baisse.

Signe d'inquiétude encore plus préoccupant, près d'un quart des cadres (22%) craignent de perdre leur emploi, rapidement ou à moyen terme. Et cela davantage dans l'industrie et le BTP (29%) que dans les services (18%) et davantage également dans les TPE-PME (25%) que dans les grandes entreprises (19%).

Les cadres sont moins aventureux. Près de la moitié (48%) des cadres déclarent que la crise les incitent à "moins bouger qu'avant", même si 43% disent que cela n'a rien changé. Cependant, seuls 16% ont recherché "activement" un emploi alors qu'ils étaient 27% en mai dernier. L'argent reste au cœur des incitations à changer de poste (52%), mais la sécurité de l'emploi est plus citée qu'auparavant (+10 points, passant de 12% à 22%). Parmi les cadres envisageant moins qu'avant de changer d'emploi, 32% déclarent qu'il faut "se contenter de ce qu'on a".

Même si le désir de mobilité est en chute libre suite à la crise, les cadres gardent l'œil ouvert sur les sites d'emploi: 60% déclarent les utiliser pour surveiller ou se tenir informés des évolutions de leur marché. Internet reste le principal moyen d'information pour se renseigner sur une entreprise ou sur une offre...