L'AMF enquête sur les produits d'épargne de Caisse d'Epargne

E24 (source AFP)
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 Décidément, ça    va mal pour la Caisse d'Epargne. L'Autorité des marchés financiers (AMF)    a lancé une enquête sur des produits d'épargne commercialisés par l'Ecureuil    et baptisés Doubl'ô, qui font l'objet d'une plainte d'épargnants s'estimant    lésés. C'est ce qu'a indiqué ce jeudi à l'AFP une source proche du dossier.    L'AMF s'est refusée à commenter cette information, mais a indiqué que son    médiateur "instruit activement, depuis le printemps 2006, des    dosssiers de médiation sur ces fonds". L'Autorité a précisé que,    dans le cadre de cette médiation "de nombreux accords amiables ont    déjà été trouvés". "A ce jour, l'AMF n'a    pas informé la Caisse nationale des Caisses d'Epargne qu'elle ouvrait une    enquête sur les FCP Doubl'ô", a de son côté indiqué la    banque.  

 Frais 

 Doubl'ô est un fonds commun de placement (FCP), commercialisé en 2001 et 2002,    qui proposait aux épargnants, dans sa brochure publicitaire, de doubler leur    capital investi en six ans "en toute sécurité". Mais    selon des sources concordantes, au terme de la vie du produit, les    épargnants n'ont récupéré que leur mise de départ, minorée des frais. Au    moins 50.000 personnes ont souscrit ce produit en y plaçant plus de 400    millions d'euros, selon des chiffres de l'Association française des usagers    de banque (Afub), confirmés par le Groupe Caisse d'Epargne.  

 L'avocate Hélène Féron, dont le cabinet Lecoq Vallon et associés représente    plusieurs dizaines d'épargnants, a indiqué à l'AFP avoir introduit, en    juillet, un recours en justice contre la Caisse d'Epargne. L'avocat Daniel    Richard a lui indiqué avoir déposé, début octobre, une plainte au parquet de    Paris pour "publicité mensongère et escroquerie". De    sources concordantes, hors la procédure de médiation menée par l'AMF,    plusieurs épargnants ont déjà obtenu indemnisation de la Caisse régionale    auprès de laquelle ils avaient souscrit le produit.  

 Déjà interrogée sur le produit, la Caisse d'Epargne avait rappelé, en février,    que l'offre était soumise à conditions, qui prévoyaient notamment "qu'aucune    action du panier n'enregistre une baisse d'au moins 40%", ce qui s'est    produit avec le fort repli des marchés.