Les députés examinent le plan de relance

E24 avec AFP

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Les députés examinent à partir d'aujourd'hui le plan de relance, chiffré par l'exécutif à 26 milliards d'euros, en faveur

de l'investissement
et de l'aide aux entreprises. Annoncé le 4 décembre à Douai (Nord) par Nicolas Sarkozy, le plan de relance "mobilise 26 milliards d'euros, dont 11,5 de soutien à la trésorerie des entreprises, 10,5 d'intervention de l'Etat (investissements, soutien à l'emploi), quatre milliards d'investissements d'entreprises publiques", a détaillé le ministre chargé de la Relance Patrick Devedjian.

Ce plan comprend deux textes: un collectif budgétaire 2009 et un projet de loi sur l'"accélération des programmes de construction et d'investissement publics et privés". Il est prévu un soutien au bâtiment et à l'automobile ainsi que le versement, fin mars, d'une prime de 200 euros aux ménages les plus pauvres.

Le Parlement a déjà voté fin décembre les premières mesures fiscales du plan dans un autre collectif budgétaire 2008 (texte qui modifie un budget voté): réduction d'impôt pour tout achat de logement destiné à la location, exonération de taxe professionnelle sur les investissements des entreprises entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009...

Pendant le débat au Parlement, qui doit prendre fin le 23 janvier au Sénat, les socialistes devraient rappeler leur programme pour doper la demande des ménages (baisse de la TVA sur les produits de première nécessité, doublement de la prime pour l'emploi...).

La numéro un du PS Martine Aubry ne présentera que le 20 janvier ses propres propositions en faveur "d'un plan de relance massif, global, équilibré et d'effet immédiat". Martine Aubry a indiqué, mercredi 7 janvier, que le plan du gouvernement n'était "pas sérieux". "Ce n'est pas 26 milliards sur deux ans, la vérité c'est que c'est 4 à 5 milliards d'argent nouveau, le reste est recyclé", a déclaré Martine Aubry sur RTL alors que les députés PS ont annoncé qu'ils voteraient contre ce plan. Il fallait "un plan global et massif qui marche sur deux pieds : la consommation et l'investissement"; or "il n'y a rien sur la relance du pouvoir d'achat, des salaires, des petites retraites ce qui aujourd'hui permettrait de relancer l'économie", sauf la prime pour les prteurs du RSA, a-t-elle ajouté.