A 36 dollars, le baril de pétrole poursuit sa chute

E24 avec AFP

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2009 aura vu les prix du pétrole réaliser les plus grands écarts. Mercredi 24 décembre, en clôture des marchés à New York et à Londres, le baril de pétrole a encore touché un plus à 36 dollars. C’est son plus bas niveau depuis 2004..le baril avait atteint 145 dollars en juillet. Hier, les prix ont encore lâché environ près de 10%. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a fini à 35,35 dollars, en baisse de 3,63 dollars par rapport à son cours de clôture de mardi. Les prix du pétrole ont de nouveau reculé mercredi, pour la neuvième séance consécutive à New York. Le baril de Brent échangé à Londres a glissé jusqu'à 36,20 dollars mercredi, son plus bas niveau depuis le 13 juillet 2004. Il a clôturé à 36,61 dollars, en baisse de 3,75 dollars.

La tendance baissière pourrait se poursuivre en cette fin d’année 2008 et en 2009. "Le marché va continuer de pousser les prix à la baisse jusqu'à ce que quelque chose de concret ne l'arrête, comme par exemple une pénurie physique de pétrole", estime Ellis Eckland, analyste indépendant. Les mauvaises perspectives économiques pour l’économie mondiale en 2009 et la poursuite de la baisse de la demande, notamment aux Etats-Unis, encouragent les investisseurs au pessimisme. Selon l’Agence Internationale de l’Energie, la demande mondiale ne devrait augmenter que de 0,4% en 2009 à 86,5 millions de barils par jour.

Les chiffres de la consommation enregistrée sur les quatre dernières semaines, en retrait de 4,2% par rapport à la même période l'an passé. La consommation d'essence a notamment fléchi de 2,7% et celle de produits distillés de 5,1%."Le contexte reste déprimant pour tous les marchés financiers. Il n'y a aucune raison pour que les prix ne baissent pas", souligne Mike Fitzpatrick, de MF Global. "On ne voit pas beaucoup de raisons de se réjouir. Ne serait-ce qu'aujourd'hui, on a encore eu les demandes d'allocation chômage qui ont grimpé à 586.000, et les dépenses de consommation des ménages américains ont encore baissé", pour le cinquième mois consécutif, a ajouté l'analyste.