Russie, Chine, Mexique, les pays exportateurs les plus corrupteurs

E24 avec AFP

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Dans la catégorie des pays exportateurs les plus corrupteurs, l'ONG Transparency International (TI) nomme la Russie, la Chine, le Mexique et l'Inde, selon un rapport publié mardi 9 décembre. D'après l'indice de corruption des pays exportateurs (ICPE) de l'organisation, la Russie est avec une note de 5,9 sur 10 le pays où les entreprises sont le plus susceptibles de verser des dessous-de-table à l'étranger.

La Chine, grande puissance exportatrice émergente, obtient une note de 6,5 et se place juste devant la Russie mais derrière le Mexique (6,6). L'Inde, autre puissance émergente, est également dans le quatuor des pays exportateurs qui usent le plus de la pratique des pots-de-vin pour s'assurer un marché, avec une note de 6,8.

Belgique, Canada, Pays-Bas

L'ICPE, dont la dernière mesure remontait à 2006, évalue les performances de 22 des plus grands pays exportateurs. Parmi ceux qui ont le moins recours à la corruption à l'étranger figurent en tête la Belgique et le Canada (8,8 tous deux) et les Pays-Bas et la Suisse (8,7). La France occupe le 9e rang (8,1), avec Singapour et les Etats-Unis.

"L'ICPE apporte la preuve qu'un certain nombre d'entreprises des grands pays exportateurs continuent de recourir à la corruption pour décrocher des marchés à l'étranger bien qu'ils aient conscience que cela porte atteinte à la réputation des entreprises", a insisté la présidente de Transparency International, Huguette Labelle, citée dans un communiqué. "L'iniquité et l'injustice que crée la corruption montrent à quel point il est vital pour les gouvernements de redoubler d'efforts pour appliquer les lois et les règlements existants", a-t-elle ajouté, précisant que les entreprises devaient également mettre en place des mesures effectives de lutte contre la corruption en interne.

BTP, immobilier, gaz,...

L'ONG, basée à Berlin, appelle les principaux pays exportateurs à se conformer aux prescriptions de l'OCDE en matière de lutte contre la corruption. Elle rappelle également que c'est dans le secteur du bâtiment et des travaux publics que des versements occultes sont le plus susceptibles d'intervenir. Viennent ensuite l'immobilier, le gaz et le pétrole.