Accord sur l'aide aux constructeurs américains

E24 avec AFP

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Selon le Wall Street Journal, le Congrès pourrait se prononcer au plus tôt ce mercredi 10 décembre sur le projet de loi validant l'aide financière aux constructeurs automobiles. Un accord aurait été trouvé pour le prêt de 15 milliards de dollars, comme l'avance également le New York Times. Un montant bien en-deçà des 34 milliards de dollars que réclamaient les trois constructeurs en difficulté, General Motors, Ford et Chrysler.

La porte-parole de la Maison Blanche, Dana Perino, avait indiqué mardi soir "continuer à travailler" avec le Congrès afin de parvenir à un accord, soulignant que "d'importants progrès avaient été réalisés sur une loi qui protégera le contribuable et garantira un financement à court terme uniquement aux sociétés préparées aux importantes restructurations nécessaires pour devenir viables et compétitives". "On ne devrait pas demander aux contribuables de financer des entreprises incapables de prendre des décisions difficiles concernant leur activité, y compris des concessions importantes et significatives de la part des actionnaires", avait-elle ajouté.

Tsar de l'automobile

Pour sa part, le leader de la minorité républicaine du Sénat Mitch McConnell, a exprimé des réticences mardi devant le Sénat: "cette proposition est profondément défectueuse car elle n'apporte pas la garantie que les contribuables (...) n'auront pas à débourser d'autres milliards de dollars d'ici quelques années ou même quelques mois". Le projet prévoit la nomination d'un administrateur et de plusieurs conseillers chargés de superviser l'attribution des prêts relais. L'administrateur, surnommé par la presse le "tsar de l'automobile", sera désigné par le Président.

Le projet de "Loi sur le financement et la restructuration de l'industrie automobile" oblige les constructeurs à soumettre d'ici au 31 mars un plan complet de restructuration prévoyant la viabilité à long terme. Les constructeurs seront soumis à des "évaluations" de la part de l'administrateur. La durée des prêts est de 7 ans, leur taux est de 5% pendant les cinq premières années, puis 9% au delà. En outre, le texte prévoit aussi un "devoir d'informer" pour les constructeurs, qui doivent rapporter toute vente d'actif ou investissement. Ils doivent signaler toute transaction supérieure à 25 millions de dollars.