Banques: moins de bonus, mais plus de fixe

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Rester compétitif. "Nous devons payer nos banquiers en ligne avec le marché", a expliqué dans un mémo interne obtenu par l'agence Bloomberg le directeur général de la banque suisse UBS, Oswald Gruebel. "Nous nous y tiendrons, même si nous somme critiqués", a ajouté le dirigeant en référence à la polémique suscitée par les hausses de salaires de certains banquiers.

La semaine dernière, le journal suisse Sonntag avait affirmé qu'UBS avait augmenté de 50% les salaires de plusieurs centaines de ses cadres dans la banque d'investissement - percevant un salaire moyen de 270.000 francs environ (178.110 euros) - afin de compenser la perte de revenus liée à la baisse des bonus. Une décision destinée à limiter les départs à la concurrence.

Oswald Gruebel reste pourtant inflexible, estimant qu'il "était nécessaire de sauvegarder nos métiers profitables et d'assurer notre succès". La banque suisse a en effet connu une véritable hémorragie de hauts cadres dirigeants, notamment en raison des coupes dans ses rémunérations variables de 78% annoncées en janvier dernier.

Conséquence, à l'instar de certains autres établissements particulièrement touchés par la crise financière, les banquiers en or s'en vont. Rob Rankin, directeur de la banque d'investissement pour la région Asie-pacifique, Antoine Dresch, co-directeur de la banque spécialisée dans les télécommunications et les média, William O'Donnell, directeur de la stratégie taux d'intérêts américains, Daniel Ward et Sten Gustafson, de la banque d'investissements… La liste est longue.