ArcelorMittal: les syndicats déçus

E24 avec AFP

— 

La direction française d'ArcelorMittal qui a reçu mercredi matin 10 décembre à Saint-Denis les syndicats du groupe sidérurgique n'a pas détaillé quels sites étaient concernés par son plan de 1.400 départs volontaires, ont déploré les représentants syndicaux à l'issue de la réunion.

"La direction ne nous a même pas divulgué où se trouvent les effectifs ciblés par les suppressions d'emplois, c'est une parodie et une violation totale du dialogue social", a déclaré Philippe Verbek (CGT) devant environ 200 à 300 salariés rassemblés à l'appel des syndicats CGT, CFTC et FO, à l'issue de la réunion.

"On nous a simplement présenté des mesurettes d'accompagnement pour les volontaires au départ, comme des primes de départ de deux mois de salaire brut", en plus des indemnités légales, ou "des rachats de trimestres" de cotisations retraite (jusqu'à 4 trimestres), a-t-il affirmé.

"Homéopathiques"

Pour Marie Gilberte (CFTC), ce sont "des mesures homéopathiques". "Croyez-vous que beaucoup de salariés seront volontaires pour partir avec seulement deux mois de salaire", a-t-elle lancé devant les salariés et les journalistes.

Selon la CFTC, la direction aurait prévu deux autres rencontres avec les syndicats les 15 et 19 décembre.

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a annoncé peu de temps après qu'il rencontrerait lundi les dirigeants français du sidérurgiste à Bercy pour s'assurer que le groupe tiendrait bien "ses engagements" vis-à-vis du gouvernement en matière d'emploi notamment.