La Guadeloupe attend une sortie de crise

E24 avec AFP

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Depuis près de deux semaines, la Guadeloupe est bloquée par des mouvements sociaux. Stations services, magasins, supermarchés et écoles sont fermés, les transports ne fonctionnent plus, l'économie est touchée de plein fouet, notamment le secteur du tourisme. Le secrétaire d'Etat chargé de l'Outre-mer, Yves Jégo, était attendu, dimanche 1er février, en Guadeloupe pour tenter de dénouer les conflits sociaux qui paralysent l'île.

En décembre 2008, la Guyanne avait connu une paralysie similaire à la suite du blocage des routes et stations services par les camioneurs et des associations de consommateurs réclamant une baisse du prix du carburant.

Le "Collectif contre l'exploitation outrancière" (LKP) qui mène la grève générale, a présenté 146 revendications, dont "la baisse des prix de tous les produits de première nécessité et des impôts et taxes", la baisse "immédiate" de 50 centimes du prix des carburants, une augmentation salariale de 200 euros et le gel des loyers. Yves Jégo, qui a demandé au patronat d'entamer des négociations sur les bas salaires, s'est engagé à "apporter la part du gouvernement à une sortie de crise attendue par tous".

Ce mouvement de protestation générale se greffe à la colère des gérants de stations services qui sont toutes fermées depuis le 19 janvier. La moitié des stations appartiennent à Total. Leurs gérants exigeant l'arrêt des nouvelles implantations, ce qui a entraîné une pénurie de carburant.

"Il ne faut pas sous-estimer les craintes et les colères exprimées avec force par de nombreux compatriotes de Guadeloupe: les Guadeloupéens souffrent de ces blocages et attendent, non seulement que l’Etat de droit soit respecté mais aussi que leurs revendications soient satisfaites", a souligné samedi soir le secrétaire d'Etat en annonçant sa venue dans le département des Antilles "pour une durée indéterminée". Le ministre espère par son voyage faire repartir les négociations, qui étaient au point mort depuis le retrait du préfet de Guadeloupe mercredi, et en dépit d'une proposition mise sur la table vendredi par les présidents des Conseils régional et général, Victorin Lurel (PS) et Jacques Gillot (DVG).