700.000 euros de récompense pour les bijoux volés d'Harry Winston

E24 avec AFP

— 

Le montant du braquage, 85 millions d'euros, était déjà un record. La récompense promise à celui qui aidera à retrouver les bijoux volés d'Harry Winston est en conséquence. Les Lloyd's de Londres offrent un million de dollars (700.000 euros) à la "première personne qui permettra de retrouver les bijoux dérobés jeudi 4 décembre à Paris.

Cette récompense, a précisé lundi soir à l'AFP le cabinet S.W. Associates missionné par les Llyod's, sera d'un "maximum d'un million de dollars ou calculée au prorata des bijoux retrouvés et sera remise à la première personne qui donnera une information permettant de retrouver les bijoux".

Le préjudice du braquage avait été estimé à 85 millions d'euros par la célèbre maison américaine, un record toutes catégories pour un vol en France. Les policiers s'attendent à une enquête "longue et difficile" pour remonter les quatre auteurs du hold up.

Lors du premier braquage qui avait visé le 6 octobre 2007 la même boutique de luxe pour un butin de 20 millions d'euros, les Lloyd's avaient alors offert une récompense de 500.000 dollars (près de 400.000 euros). Il n'y a pour le moment aucune trace de ces bijoux, volés il y a 14 mois. La Brigade de répression du banditisme est chargée de l'enquête.

Le braquage

En un quart d'heure vendredi en fin d'après-midi, quatre malfaiteurs armés, dont trois étaient déguisés en femme et qui connaissaient les noms de certains employés, leur adresse personnelle et l'emplacement exact des coffres-forts, avaient fait main basse sur 85 millions de bijoux.

Le degré de renseignement des braqueurs laisse penser qu'ils avaient effectué des repérages de cette joaillerie de l'avenue Montaigne (VIIIe), en plein Triangle d'or de Paris. Les malfaiteurs connaissant "très bien les lieux", les enquêteurs s'interrogent sur d'éventuelles complicités internes et sur un lien possible avec le braquage du 6 octobre 2007.

S'agit-il de la même équipe, sont-ils en lien? Les enquêteurs n'écartent aucune piste, du grand banditisme français à des ressortissants de pays de l'Est du type des "Pink Panthers", selon une source proche du dossier.

Mais à la différence de cette organisation criminelle internationale spécialisée dans les braquages de bijouterie, les braqueurs de la joaillerie Harry Winston s'exprimaient en français, teinté d'accent slave, et leur mode opératoire était moins violent que celui des "Pink Panthers".

Deux fois en moins d'un mois

C'est le deuxième vol spectaculaire en deux mois qui a eu lieu dans le quartier. Le 21 novembre dernier, la boutique Cartier de la rue François 1er, située tout près de l'avenue Montaigne, avait été victime du vol d'une bague d'une valeur d'au moins 635.000 euros. Les voleurs courent toujours.