50 milliards d'euros pour le plan de relance en Allemagne

E24 avec AFP

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Les tractations sur le montant du deuxième plan de relance allemand allaient bon train durant le week end, c'est finalement le volume de 50 milliards d'euros qui a été retenu. Les partis de la coalition gouvernementale allemande se sont entendus lundi sur ce plan de 50 milliards d'euros sur deux ans.

Ce plan doit être présenté officiellement la semaine prochaine, avec des mesures qui s'étaleront sur 2009 et 2010, ont indiqué les chefs des groupes parlementaires chrétien-démocrate (CDU) Volker Kauder et chrétien-sociaux (CSU) Peter Ramsauer. Le chef du groupe parlementaire social-démocrate (SPD) Peter Struck a parlé de "40 milliards au minimum" en soulignant que le volume final dépendrait de l'apport des Etats régionaux, tout en disant "s'attendre" à ce que l'on parvienne à un total "d'environ 50 milliards".

Un premier plan adopté en novembre et représentant un effort budgétaire de 12 milliards d'euros pour un impact attendu de 31 milliards d'euros avait été jugé insuffisant par de nombreux experts et élus en Allemagne, et Mme Merkel était accusée de tergiverser face à une crise qui menace la première économie européenne de sa pire récession depuis la guerre. Le détail des mesures du nouveau plan n'a toutefois pas été fixé: un certain nombre d'entre elles font toujours l'objet de débats, en particulier la question des baisses d'impôts, face auxquelles le SPD se montre très réticent, ont souligné les responsables parlementaires devant la presse. Mais l'aide au secteur automobile ou la baisse des cotisations maladie font aussi débat. Le plan devrait puiser dans des réserves de l'Agence pour l'Emploi, qui seraient évalués à 16 milliards d'euros, selon M. Kauder.

Un groupe de travail constitué de représentants de l'Etat fédéral et des Länder (Etats régionaux) est chargé de régler le détail des mesures d'ici lundi prochain, date à laquelle une nouvelle réunion des partis de la coalition est prévue. La chancelière présentera ensuite le plan lors d'une déclaration gouvernementale devant les députés du Bundestag, réunis en session extraordinaire, a indiqué M. Kauder.

Cet accord entre l'Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière Angela Merkel et son partenaire au pouvoir, le Parti social-démocrate (SPD), survient à l'issue d'une réunion de cinq heures organisée à la chancellerie à Berlin. Mme Merkel était accusée de tergiverser face à une crise qui menace la première économie européenne de sa pire récession depuis la guerre. Une réunion "constructive", selon les différentes parties. "Tous sont tenus de faire des compromis", a dit le ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, candidat du SPD à la chancellerie aux législatives de septembre. "Il s'agit de préserver les emplois et d'encourager les investissements", notamment à long terme, avait déclaré Mme Merkel juste avant le début des négociations.