La CGPME réclame l'annulation des nouveaux prélèvements

E24 avec AFP

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Pas maintenant, c'est la crise. La CGPME a réclamé vendredi dans un communiqué "l'annulation ou, a minima, un report" des nouveaux prélèvements sur les entreprises devant entrer en vigueur au 1er janvier 2009, estimant notamment que ceux-ci vont peser sur la masse salariale. Alors que le gouvernement a pris des "mesures pour épauler les banques, soutenir la trésorerie des entreprises et appuyer une relance de l'offre", de nouvelles charges, comme l'extension de la prise en charge des entreprises aux abonnements de leurs salariés aux transports en commun, le "forfait social" sur l'interessement ou encore la hausse de la cotisation patronale d'assurance-vieillesse, "devraient avoir un effet exactement inverse", estime la CGPME.

Ces nouveaux prélèvements, qui entreront en vigueur au 1er janvier, "pèseront principalement sur la masse salariale, freinant dans le meilleur des cas, la hausse des salaires et risquant d'accélérer les défaillances et pertes d'emplois", fait valoir la confédération. La CGPME met notamment en cause "l'extension de la prise en charge par les entreprises de la moitié des abonnements aux transports collectifs (prime transport) décidée avant la crise alors que le baril de pétrole valait près de 150 dollars" et qui "s'appliquera en plein ralentissement économique avec un baril à moins de 40 dollars".

"Tout aussi incohérent le "forfait social" de 2% payé par les entreprises sur l'intéressement, la participation et l'épargne retraite découragera les PME de distribuer volontairement les résultats alors même qu'une déduction de l'impôt sur les sociétés les y encouragera". La CGPME conteste enfin la hausse de la cotisation patronale (+0,3%) d'assurance-vieillesse, qui pèsera à hauteur de 1,5 milliards d'euros, et la nouvelle taxe sur l'artisanat qui "se traduira par un prélèvement supplémentaire de 0,15% de la masse salariale des artisans concernés".