Économie

Timothy Geithner confirmé au Trésor

L'homme aura la lourde tâche de sortir l'économie américaine de la récession.

Timothy Geithner, qui sera nommé demain lundi 24 novembre secrétaire au Trésor du président Barack Obama, est un haut fonctionnaire discret et brillant. Il est depuis 5 ans président de la Banque de la réserve fédérale de New York.

Ce New-Yorkais de naissance, âgé de 47 ans, passionné de l'Asie à laquelle il a consacré une partie de ses études, et dont la famille a vécu dans de nombreux pays, serait appelé aux commandes de la première économie mondiale dans des temps extrêmement difficiles.

Entre une activité économique en train de reculer brutalement, un secteur financier et des marchés en déliquescence, un chômage qui grimpe, et une consommation plus que jamais déprimée, le prochain secrétaire au Trésor héritera d'une tâche cruciale et délicate.

Le profil de Geithner présenterait le double avantage de satisfaire et les marchés financiers et les adversaires de l'actuel titulaire du poste, Henry Paulson.

En grimpant en flèche en fin de séance, la Bourse de New York a salué vendredi avec enthousiasme l'évocation de son nom. Les investisseurs ont ainsi livré leur opinion sur la valeur de son travail depuis cinq ans comme président de la Banque de réserve fédérale de New York, traditionnel intermédiaire entre Fed et marchés financiers.

En tant que fidèle du département du Trésor, où ce haut fonctionnaire a effectué la majeure partie de sa carrière, cette nomination présenterait les garanties d'une certaine continuité dans la politique économique.

Sa fidélité au service de l'Etat serait en outre un gage d'indépendance apprécié. Etant donné l'importance du poste de président de la Fed de New York, nul ne pourra non plus lui objecter son inexpérience.

Geithner est aussi l'un des principaux artisans des mesures d'exception prises par la Fed pour aider l'économie américaine à passer la crise actuelle, dont les sauvetages de banques, ou la multitude d'innovations mises en place par la banque centrale et le Trésor pour tenter de contrer un tarissement du crédit.