De Paris à Tokyo, les Bourses s'affolent

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De Tokyo, à New York en passant par Paris, les Bourses continuent de dégringoler. Malgré le plan d'aide de l'UE et du FMI, la Grèce, et les craintes de contagion, ne cessent d'inquiéter les marchés.

Les Bourses dévissent

Les places financières du monde entier ont dévissé hier. En Europe, la Bourse de Paris a cédé 2,20%, Milan 4,26% et Madrid 2,93%. La Bourse de Tokyo a ouvert en baisse de 4% vendredi lors des premiers échanges.

Wall Street a même connu une dégringolade historique, peut-être exacerbée par une erreur humaine ou informatique. L'indice Dow Jones a enregistré la plus forte chute en points de son histoire en séance (998,50 points, soit près de 9%), et est même brièvement passé sous le seuil de 10.000 points.

L'euro ne cesse aussi de chuter: la monnaie unique a atteint jeudi son plus bas niveau depuis mars 2009 face au billet vert.

La livre britannique a aussi atteint un nouveau plus bas depuis plus d'un an. Mais pour d'autres raisons cette fois-ci: les craintes d'un parlement sans majorité absolue après les élections législatives de la nuit inquiètent les marchés.

La Grèce, au centre des inquiétudes

Pour le reste, "la raison de la chute, tout le monde la connaît: la Grèce. Le marché prend en compte la possibilité que le problème grec s'étende à l'Espagne et au Portugal", a expliqué Hideaki Higashi, analyste chez SMBC Friend Securities.

En proie à une crise budgétaire sans précédent, Athènes doit recevoir 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans de la part de l'UE et du FMI. Le gouvernement a mis en place, en contrepartie, une cure d'austérité radicale qui a provoqué les foudres de la population.

Craintes d'une contagion

Les marchés s'inquiètent donc de la possibilité pour la Grèce de redresser ses finances publiques et de la contagion de la crise à d'autres pays.

L'Espagne et le Portugal sont ainsi dans le collimateur des investisseurs depuis plusieurs jours. Ils craignent aussi que ces pays soit dans l'incapacité à moyen terme de rembourser leurs dettes.

La BCE veut calmer les esprits

Une nouvelle montée au créneau du président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet n'a guère contribué à calmer les esprits.

"Le Portugal n'est pas la Grèce, l'Espagne n'est pas la Grèce", a insisté M. Trichet, assurant qu'un défaut de paiement de la Grèce était pour lui "hors de question".

Deux réunions sur la Grèce

Les investisseurs seront très attentifs aujourd'hui aux annonces faites à l'issue de deux réunions sur la crise grecque.

Les chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro se retrouvent vendredi en sommet extraordinaire à Bruxelles pour finaliser l'aide à la Grèce tandis que les ministres des Finances du club de grands pays industrialisés du G7 ont annoncé la tenue d'une conférence téléphonique dans la journée.