Merkel: "l'Allemagne va aider la Grèce si les conditions sont remplies"

EM avec AFP

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Critiquée pour sa rigidité, l'Allemagne temporise sa position sur la question grecque.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a exprimé sa "confiance" dans la capacité de la Grèce à présenter rapidement un programme d'économies crédibles. Condition sine qua non pour que Berlin donne son accord au plan de sauvetage de l'UE et du FMI.

Rigidité

Depuis qu'Athènes a demandé de l'aide pour sortir de sa crise budgétaire, l'Allemagne freine des quatre fers. Le pays exige davantage d'efforts de la part du gouvernement grec. Bruxelles et le FMI veulent de leur côté activer rapidement les quelque 45 milliards d'euros de prêts promis sur trois ans.

Comme tous les pays de la zone euro, Berlin possède un droit de veto pour débloquer cette aide. Le pays est d'autant plus concerné qu'il va fournir la somme la plus importante de 8,4 milliards d'euros.

Echéances

Mais le temps presse: Athènes doit rembourser 8, 5 milliards d'euros dès le 19 mai prochain. Et les incertitudes autour de la position allemande ont à nouveau fait flamber à des niveaux historiques les taux auxquels l'Etat grec peut emprunter de l'argent sur les marchés.

Pour apaiser les esprits, Angela Merkel a assuré lundi que son pays allait "aider (la Grèce) si les conditions sont remplies". La chancelière a aussi exclu l'hypothèse d'une sortie du pays de la zone euro alors que cette éventualité est soulevée par certains en Allemagne.

"Action rapide"

Nicolas Sarkozy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont de leur côté appelé à "une action rapide et résolue contre la spéculation qui vise la Grèce, afin d'assurer la stabilité de la zone euro", a annoncé l'Elysée dans un communiqué.

La Grèce a enfin assuré lundi ses partenaires européens de sa volonté de prendre à bras le corps ses finances publiques.

Athènes annoncera des "mesures concrètes" pour réduire son déficit de "manière draconienne", à l'issue des discussions en cours avec l'UE et le FMI, a affirmé lundi le ministre grec des Finances Georges Papaconstantinou."