PSA Peugeot Citroën réaffirme son intention de ne pas fermer d'usines en France

A.-S. G. avec AFP

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Christian Streiff, patron de PSA Peugeot Citroën, auditionné par les commissions des Finances et des Affaires économiques du Sénat comme son homologue Patrick Pelata, directeur général de Renault, a réaffirmé qu'il "n'avait pas l'intention de fermer d'usine en France" et qu'il n'y aurait "pas de plan de licenciement en France en 2009".

"Dans les deux ans à venir, chaque usine française se verra confier la construction d'un ou plusieurs nouveaux modèles et en 2009 et 2010 tous nos nouveaux véhicules seront produits en France", a déclaré Christian Streiff devant les commissions des Finances et des Affaires économiques.

Il a assuré que PSA était "un groupe bien armé pour affronter le gros temps", avec "un taux d'endettement modéré, un actionnaire de référence solide" et des choix technologiques orientés "vers les produits qui domineront" le marché.

Et le soutien aux fournisseurs est une priorité. PSA a mis en place une équipe "dédiée aux équipementiers en difficultés", qui mène des "actions de prévention, de dialogue et d'appui, essentiellement non financier, mais aussi financier", a-t-il rappelé. Christian Streiff a précisé que 85 des fournisseurs du groupe font l'objet d'une "attention particulière" compte tenu de leurs difficultés. Le patron de PSA prévoit que pour les fournisseurs, "après un premier trimestre particulièrement difficile, le deuxième trimestre restera difficile pour la plupart" d'entre eux.