BNP veut rassurer sur sa solidité face à la crise

Julien Beauvieux

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Rassurer ses clients. Prises dans la tourmente économique et financière, beaucoup de banques s'y emploient depuis plusieurs mois, mais BNP Paribas est passée à la vitesse supérieure. L'établissement a ainsi publié une lettre dans plusieurs médias nationaux français parue ce jeudi 8 janvier dans les kiosques (Les Echos, La Tribune, Le Figaro, Libération, Métro et Le Monde). Avec comme objectif de rassurer ses clients. "BNP Paribas reste largement bénéficiaire sur l'année 2008. Votre banque est l'un des acteurs mondiaux ayant le mieux résisté à la crise, dans la durée", insiste BNP à l'attention de ses clients. La banque n'a pas souhaité précisé le coût de cette opération de communication.

"A fin novembre, nos encours de crédit en France sont en forte croissance, de 8% par rapport à l'an dernier. Le financement des projets de nos clients, c'est notre raison d'être. C'est notre volonté pour 2009 que de continuer à développer le crédit", est-il écrit dans la lettre. Alors que les banques sont accusées un peu partout dans le monde de restreindre le crédit, notamment pour l'accès à la propriété, BNP Paribas veut restaurer la confiance.

"C'est l'occasion de présenter les vœux de nouvelle année et de rappeler que nous sommes là pour soutenir les projets de nos clients", explique Christelle Maldague, responsable presse du groupe. Mais pourquoi communiquer maintenant? "Il était nécessaire de rassurer nos clients, qui auraient pu s'inquiéter des pertes enregistrées par notre division Banque de financement et d'investissement (BFI)", ajoute Christelle Maldague.

Dans un communiqué daté du 16 décembre dernier, BNP Paribas avait annoncé prévoir une perte avant impôts de 710 millions d'euros depuis le début de l'année pour cette activité. Selon les calculs de plusieurs courtiers, ce chiffre signifie que la BFI de BNP Paribas avait perdu entre 1,2 et 1,6 milliard d'euros au cours des seuls mois d'octobre et de novembre, au moment où les marchés financiers se disloquaient.