Les européens veulent encore presser les finances grecques

Tv avec AFP

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Déjà que les Grecs étaient furieux par le

plan
d'austérité budgétaire, le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn, en rajoute une couche. Alors qu'il est chargé au nom de l'Europe de surveiller la Grèce, il a appelé le gouvernement à prendre de nouvelles mesures d'austérité pour diminuer le déficit public de 4% de PIB en 2010.

Nouveau tour de vis

Les dirigeants grecs examinent depuis plusieurs jours, selon la presse nationale, un nouveau tour de vis, avec l'augmentation des taux de TVA et des taxes sur alcools, tabac et carburants, sans exclure de nouvelles diminutions salariales.

Face aux risques de contagion à toute la zone euro, les Européens ont décidé de placer le pays sous tutelle budgétaire pour s'assurer qu'il va remettre ses finances en ordre. L'Union européenne doit examiner le 16 mars s'il y a lieu d'imposer au pays surendetté de nouvelles mesures d'économies

Aide européenne en suspens

Les européens s'interrogent toujours sur l'opportunité d'une aide financière exceptionnelle à la Grèce même s'ils en ont

accepté le principe
pour rassurer les marchés.

Après des rumeurs sur une préparation d'une aide des pays de la zone euro à la Grèce, la chancelière allemande Angela Merkel a exclu dimanche toute aide financière de l'Allemagne à la Grèce, invitant plutôt celle-ci à "remplir ses devoirs".

Achat de dette grecque

Mais selon la presse financière, Paris et Berlin travailleraient à un plan pour aider la Grèce à émettre de nouvelles obligations d'Etat pour refinancer sa dette. Il consisterait à demander à des institutions financières publiques ou para-publiques comme KfW en Allemagne ou la Caisse des Dépôts en France de souscrire à une émission obligataire et d'encourager ainsi les banques privées à y participer. Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources officielles grecques et d'autres sources proches du dossier, la Grèce pourrait ainsi emprunter entre 20 et 30 milliards d'euros.

Le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, a estimé lundi que l'aide du Fonds monétaire international (FMI) pour aider la Grèce ne serait "pas nécessaire". M. Juncker a également rappelé que les Grecs devaient strictement se tenir à leurs objectifs pour réduire la dette du pays, afin de convaincre les marchés dont les récentes spéculations ont aggravé la crise.