Les raffineurs de Dunkerque veulent relancer la grève

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Les salariés de la raffinerie des Flandres à Dunkerque (Nord), dont Total a confirmé lundi l'abandon de l'activité de raffinage, envisagent de lancer un nouvel appel à la solidarité des autres raffineries du groupe en France, ont indiqué mardi les syndicats.

La grève, commencée le 12 janvier, se poursuit à la raffinerie dunkerquoise. Une intersyndicale Sud-CGT-FO pourrait entériner jeudi un appel aux cinq autres raffineries de Total en France à cesser de nouveau le travail.

"Je dis à leurs salariés: Vous avez vu ce qu'ils (la direction du groupe) ont fait, réveillez-vous et aidez-nous", a déclaré Philippe Wullens, délégué Sud, majoritaire sur le site. "On va faire de nouvelles actions qui seront plus dures encore pour eux", a-t-il affirmé.

Dunkerque isolé

Les raffineurs dunkerquois semblaient toutefois se faire peu d'illusions sur les chances de faire repartir le mouvement à l'échelle nationale. "Je ne veux pas revenir sur les décisions qui ont été prises à l'époque, ni sur les divisions syndicales, mais il fallait continuer, il ne fallait pas suspendre le mouvement. Retrouver la même dynamique, c'est sûr, ça va être difficile", a reconnu Philippe Wullens.

La raffinerie de Dunkerque (380 salariés et environ 400 sous-traitants) est à l'arrêt depuis septembre. L'incertitude qui plane depuis des mois sur son sort a déclenché un mouvement de grève chez les salariés de la branche raffinage de Total entre le 17 et le 23 février, provoquant un début de pénurie de carburant. A l'exception de la raffinerie des Flandres, tous les sites avaient suspendu leur mouvement après avoir reçu des garanties sur le maintien de leur activité au cours des cinq prochaines années.