Camif SA, la maison mère de la Camif, placée en liquidation judiciaire

J.B. avec AFP

— 

Camif SA, maison mère du groupe Camif, numéro trois français de la vente à distance, a été placée mercredi en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Niort, a-t-on appris de source judiciaire. Camif SA avait été placée le 27 octobre 2008 en redressement judiciaire avec une période d'observation de six mois. Dans le cadre d'un plan de sauvegarde, 140 postes sur 200 ont été supprimés depuis le début de l'année. "Nous connaissions l'issue depuis plusieurs semaines. Le passif est trop important. Le groupe Camif en tant que tel n'existe plus", a indiqué Jocelyne Baussant, déléguée syndicale FO, interrogée par l'AFP.

Camif Particuliers, dont la maison mère Camif SA détenait 34%, avait été placée le 27 octobre 2008 en liquidation judiciaire entraînant la suppression de 780 emplois. Les deux entités s'étaient déclarées en cessation de paiement en raison de "tensions de trésorerie" conjuguées avec les effets de la crise économique. Ce sont donc au total près de 1.000 emplois -sur environ 1.500- qui disparaissent à la Camif, fondée en 1947 à Niort à l'initiative de la Mutuelle des instituteurs Maif pour permettre aux enseignants de s'équiper après la guerre.

Outre Camif Particuliers, Camif SA possède cinq filiales -Camif Collectivités (330 salariés), Camif Habitat (60), Romactis (12), Léon Fargues (55), C2C (60 emplois)- qui ne sont pas "concernées par les procédures en cours", avait rappelé mi-novembre le patron de Camif SA, Louis Mallet. "Les filiales ont leur propre existence. Camif SA était seulement un actionnaire. Et toutes intéressent des repreneurs qui pourraient prendre des salariés de Camif SA. Il faut aller vite dans les négociations, pour rassurer les employés, la clientèle et les fournisseurs", a déclaré Mme Baussant.