Airbus renonce au contrat d'avions ravitailleurs

AFP

— 

EADS et son partenaire américain Northrop Grumman se retirent de l'appel d'offres pour la fourniture de 179 avions ravitailleurs pour le Pentagone pour un montant évalué à 35 milliards de dollars. Ils laissent le champ libre à Boeing. Airbus (filiale d'EADS) reproche au gouvernement américain d'avoir fait preuve de partialité.

Concurrence déloyale

"Contrairement au premier appel d'offres, que nous avions clairement gagné il y a deux ans, l'appel d'offres en cours est biaisé en faveur de l'avion plus petit et moins performant de la concurrence", c'est-à-dire de l'américain Boeing, a déclaré l'Allemand Thomas Enders à l'édition en ligne du quotidien économique Financial Times Deutschland.

"Il ne s'agit ni (de la recherche) du meilleur avion, ni de concurrence loyale", selon lui. "Nous sommes bien sûr très frustrés de cette situation", a indiqué M. Enders, "mais les vrais perdants ce sont l'armée américaine et les contribuables américains".

Présence aux Etats-Unis

Malgré cet échec, le groupe européen EADS va poursuivre sa stratégie de développement aux Etats-Unis, a déclaré mardi Louis Gallois, son président exécutif. "Nous ne changeons pas notre stratégie concernant le marché américain" et "nous voulons accroître notre présence aux Etats-Unis", a dit M. Gallois à des journalistes, en marge de la présentation des résultats annuels de son groupe.

Le groupe EADS a pour stratégie de se développer dans ses activités militaires et aux Etats-Unis, afin de moins dépendre des cycles de l'aviation civile et de sa principale filiale Airbus.

Le groupe d'aéronautique et de défense a publié

une perte nette de 763 millions d'euros
, contre un bénéfice de 1,57 milliard en 2008, à cause des surcoûts liés à l'A400M.