Obama inflexible sur la régulation bancaire

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Barack Obama n'y est pas allé de main morte. Dans son premier discours sur l'état de l'Union, le président des Etats-Unis a de nouveau accusé les banques d'avoir mis l'économie au bord du gouffre.

Il a promis d'être inflexible sur la réforme de la régulation financière pour éviter qu'une telle crise ne se reproduise.

"Il est temps de résoudre sérieusement les problèmes qui entravent notre croissance (...) Une des choses à faire en premier est une réforme sérieuse de la finance", a ainsi déclaré le président des Etats-Unis.

"Je n'ai pas le souci de punir les banques mais celui de protéger (...) l'économie (...) Si la loi qui finira sur mon bureau ne passe pas le test de la réforme véritable, je la renverrai", a-t-il conclu.

Série de mesures

Des déclarations qui interviennent alors que l'administration américaine a pris plusieurs initiatives ces dernières semaines pour réguler le secteur bancaire.

Le 14 janvier dernier, le président américain a proposé de taxer les 50 plus grandes banques du pays pour récupérer les 117 milliards de dollars engagés par le Trésor dans le plan de sauvetage financier l'année dernière.

"Je suis déterminé à récupérer chaque centime dû au peuple américain, et ma détermination ne peut être que renforcée lorsque je vois des informations sur les profits énormes et les bonus obscènes dans les sociétés mêmes qui doivent leur survie au peuple américain", qui continue de souffrir de la récession, avait alors affirmé hier Barack Obama.

Le projet doit encore être validé par le Congrès en même qu'une autre proposition du président pour limiter la taille des établissements bancaires et leurs spéculations.

Le but est ici d'empêcher la concentration du secteur et la formation de colosses aux pieds d'argiles qui présentent une menace potentielle pour l'ensemble de l'économie.