L'emploi au coeur du discours sur l'état de l'Union d'Obama

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Barack Obama a prononcé mercredi 27 janvier son premier discours sur l'état de l'Union alors qu'il est déstabilisé après un an à la présidence des Etats-Unis.

Et comme pour Nicolas Sarkozy dans son intervention télévisée de début de semaine, "l'emploi doit être notre première préoccupation en 2010", a-t-il annoncé.

Chômage historique

Même si le pays est sorti de la récession depuis l'été dernier, les Etats-Unis, comme ses homologues européens, continuent de subir un chômage historique à 10% de la population active.

"Le pire de la tempête est passé, les dégâts sont toujours là" a ainsi affirmé le président américain.

Si le pays a évité une grande dépression similaire à celle des années 1930, c'est avant tout, selon lui, grâce à l'interventionnisme économique de l'Etat. Une stratégie que Barack Obama compte bien poursuivre malgré les critiques.

Mesures pour l'emploi

Face aux parlementaires américains, il a donc exigé qu'arrive "sur (son) bureau sans retard" une loi de soutien du marché de l'emploi.

Il a également annoncé que parmi les fonds remboursés par Wall Street, 30 milliards de dollars allaient permettre aux banques de proximité d'aider les PME à créer des postes.

Pour soutenir l'activité, Barack Obama a réaffirmé sa volonté d'éliminer "tous les impôts sur les plus-values sur les investissements dans les petites entreprises" et de fournir "des incitations fiscales pour toutes les sociétés [...] qui investissent dans de nouvelles usines et de nouveaux équipements".

Autre annonce mercredi soir: le développement des infrastructures du pays, comme le train à grande vitesse, et la création d'une "Initiative nationale" pour doubler les exportations du pays en cinq ans afin de créer deux millions d'emplois.

Déficit au second plan

Les projets sont donc ambitieux mais risquent de se heurter à l'état des finances publiques du pays.

Avec un déficit historique à 1.416 milliards de dollars en 2009, le président des Etats-Unis a bien l'intention de s'attaquer à ce problème. Il a proposé la création d'une commission sur le sujet, après avoir annoncé un gel de 15%des dépenses fédérales, pour une économie de 250 milliards de dollars sur dix ans. Un objectif "louable" mais insuffisant selon l'opposition.

Mais il souhaite pour l'instant concentrer ses efforts sur la relance du marché de l'emploi. Quitte à creuser un peu plus un déficit qui s'annonce de nouveau record pour cette année.