RBS: des bonus "les plus faibles" possibles

E.M. avec AFP

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Le patron de la banque britannique Royal Bank of Scotland (RBS), dont l'Etat détient la majorité du capital depuis la crise financière, a assuré mardi qu'elle paierait les bonus "les plus faibles qu'elle puisse se permettre". Mais elle ne pourra pas faire totalement l'impasse dessus.

"Nous ne verserons pas un centime de plus que ce qui est nécessaire", a déclaré le directeur général de RBS, Stephen Hester, lors d'une audition devant la commission des Finances du Parlement britannique, tout en refusant de donner la moindre évaluation des bonus qui pourraient être accordés cette année. La somme exacte sera connue fin février, a-t-il fait savoir.

"Il est de mon devoir de défendre les intérêts des actionnaires et de verser le montant de primes le plus faible que notre groupe puisse se permettre, afin de motiver les salariés", a ajouté M. Hester.

"Prisonnière du marché"

Le patron de RBS a cependant expliqué que la banque était "prisonnière du marché" et ne pouvait pas totalement priver ses employés de primes exceptionnelles. Elle risquerait alors, selon lui, de les voir partir chez des établissements concurrents.

Les bonus continuent de susciter la polémique au Royaume-Uni où la plupart des banques semblent préférer payer la taxe de 50% sur le montant des primes, créée en décembre dernier par le gouvernement, plutôt que de réduire les enveloppes.

Depuis son sauvetage à l'automne 2008, RBS est détenue à 70% par l'Etat britannique. Un pourcentage qui pourrait grimper à 84% suite à son adhésion au plan gouvernemental de protection contre les actifs bancaires toxiques.