Philippe Germond ne touchera pas ses indemnités de départ

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Le conseil de surveillance de la société française de services informatiques Atos Origin a décidé jeudi 11 décembre de priver d'indemnités de départ Philippe Germond, son ancien président du directoire. L'information a été annoncée dimanche 14 décembre à l'AFP par une source proche du dossier, confirmant une information du Journal du Dimanche .

Cette décision n'est pas une sanction envers Philippe Germond, mais fait suite aux dispositions du "code de bonne conduite" du Medef de ne pas verser de "parachutes dorés" aux PDG sauf en cas de prise de contrôle de l'entreprise ou de changement de stratégie, a ajouté cette source.

Philippe Germond, qui aurait eu droit à 3,9 millions d'euros d'indemnités de départ selon les termes de son contrat, n'a pas encore indiqué s'il acceptait cette décision d'Atos Origin, ou s'il portait l'affaire en justice, toujours selon cette source. Thierry Breton, ancien ministre de l'Economie et ex-patron de France Télécom, avait été nommé le 16 novembre en remplacement de Philippe Germond.

Moins de deux ans

Philippe Germond était arrivé a la tête d'Atos Origin il y a un peu plus d'un an dans une période difficile pour le groupe et avait dû affronter pendant plusieurs mois la fronde des fonds d'investissement Centaurus et Pardus. Finalement entrés au conseil de surveillance en juin, ils ont été rejoints peu de temps après par le fonds PAI Partners, devenu depuis le premier actionnaire du groupe, avec 22,61% du capital, contre 16,71% pour les deux fonds anglo-saxons.

Le départ de Philippe Germond avait constitué une surprise: il avait indiqué être parvenu à une relation apaisée avec les fonds, sur fond de redressement des comptes.

Ce changement de direction a pour but "de permettre à la société d'accélérer la mise en oeuvre du plan de transformation, le repositionnement sur les métiers clés du groupe et le renforcement de ses positions commerciales", dans une période de crise économique, avait alors expliqué Atos Origin.