"Avatar": aussi cher que spectaculaire

R.S. avec AFP

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Officiellement Avatar n'a coûté "que" 250 millions de dollars à son producteur la Century Fox. Mais, selon le New York Times, James Cameron aurait dépensé plus de 500 millions de dollars, battant à plate couture le précédent record de 300 millions de dollars, détenu par Spider-Man 3. Le magazine américain précise aussi que la moitié du budget aurait été consacrée à la promotion du film. Toutefois, ni la Fox ni James Cameron n'ont confirmé ces chiffres.

Investissements

"C'est une oeuvre formidable et de l'argent bien investi", s'est félicité Jim Gianopulos, coprésident de Fox Filmed Entertainment. Le studio américain a donc bon espoir de renouer avec le jackpot de Titanic, le film aux onze Oscars qui a rapporté 1,8 milliard de dollars (pour un budget estimé de 200 millions de dollars), un record absolu de recettes au niveau mondial.

En France, le film est sorti le 16 décembre sur 786 écrans, dont 500 équipés en 3D. Ça va donc être l'heure de vérité pour les exploitants qui ont investi dans la 3D...

Technologie

15 ans se sont écoulés entre le moment où James Cameron a eu l'idée de ce film et celui où la technologie lui a permis de le réaliser. Quatre ans de production ont ensuite été nécessaires.

Le plus souvent remplacés à l'écran par leur double en 3D numérique, les acteurs du film ont joué sur un plateau vide, dit de "performance capture" où une "caméra virtuelle" enregistrait leurs mouvements et expressions faciales.

Les images de synthèse générées par ordinateur ont ensuite été retravaillées pendant des mois par le studio d'effets visuels WETA de Peter Jackson en Nouvelle-Zélande afin de créer des décors au réalisme quasi photographique.

"J'adore la technologie, j'adore la science. Mais le plus important c'est que le film parle directement aux émotions des spectateurs", a dit James Cameron (qui a entre autres réalisé Abyss, Alien le retour et les deux premiers Terminator) venu rencontrer la presse à Paris, quelques jours avant la sortie du film.

Même si le seuil de rentabilité d'Avatar reste difficile à déterminer, le cocktail devrait séduire un très large public, notamment les amateurs de jeux vidéo qui apprécieront l'immersion apportée par la 3D et celle, aussi, du jeu développé par la société française Ubisoft.