Tapie booste le Club Med

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Depuis samedi circulent la rumeur d'un investissement potentiel de Bernard Tapie dans le Club Méditerranée, intérêt confirmé par Bernard Tapie dans La Tribune de ce lundi. Du coup, le titre du Club Méditerranée monte ce matin à la Bourse de Paris. A 10h40, le titre gagnait plus de 7,5% à 12,68 euros dans un marché en baisse de 1,34%. "Vendredi, des rumeurs ont commencé déjà à circuler. Les vendeurs à découverts en ont profité pour racheter des positions sur le titre", a commenté le vendeur soulignant que le groupe de loisirs était "dans une période très difficile".

Cette information, annoncée samedi par le Journal du dimanche, a été démentie le même jour par Bernard Tapie sur RTL. Mais dans "La Tribune" de ce matin, il est plus explicite. "Le Club Med est un dossier séduisant, qui correspond bien à mon image créative, artistique et sportive", concède Bernard Tapie. Mais plusieurs points le font hésiter. En premier lieu, la direction s'oppose à son arrivée. Ensuite, remarque-t-il, le groupe de loisirs est en "déclin" et en "perte de vitesse". Pour autant, il avance des idées qui pourraient permettre au groupe de reprendre des couleurs et met en avant son talent de redresseur de groupes. Pour autant, la crise a un impact sur le tourisme ce qui tend un peu plus la situation du groupe.

Richelieu Finance (5%) et Accor (6,5%) ont vocation à se désengager du Club Méditerranée. Et Bernard Tapie ne pense pas que la Caisse des dépôts, bien occupée par ailleurs, soit disposée à participer à la prochaine augmentation de capital. Une occasion se présente donc.

Et Bernard Tapie dispose de fonds. A la suite du règlement du litige qui a opposé pendant de nombreuses années l'ancien homme d'affaires au Crédit Lyonnais, Bernard Tapie devrait toucher 285 millions d'euros. Sur cette somme, une fois ses dettes réglées, il devrait toucher "entre 20 et 40 millions d'euros", selon ses propres estimations données au moment de l'arbitrage. M. et Mme Tapie devraient percevoir entre 106 et 144 millions d'euros d'après les calculs du député (NC) Charles de Courson.

L'homme d'affaires, qui a d'autres dossiers en vue, se donne deux mois pour dévoiler ses intentions d'investissement, a-t-il précisé à La Tribune.