A400M: Morin croit encore à une solution "d'ici la fin de la semaine"

EM

— 

Le ministre de la Défense, Hervé Morin, garde espoir. Même si les discussions s'enlisent, il a déclaré lundi qu'il espérait une conclusion du dossier de l'A400M "d'ici la fin de la semaine", lors d'une réunion à Istanbul avec ses homologues des pays membres de l'OTAN.

Enième réunion

"Nous nous verrons en marge de cette réunion de l'OTAN avec encore aujourd'hui comme horizon d'arriver à conclure d'ici la fin de la semaine", a déclaré à la presse M. Morin.

"Les sept pays membres de ce programme sont membres de l'OTAN. Nous aurons l'occasion de nous voir à Istanbul lors de la réunion des ministres de la Défense des pays membres de l'OTAN", a-t-il précisé.

Hervé Morin souhaite des avancées dès jeudi matin lors d'un conseil franco-allemand de défense et de sécurité à Paris: "C'est évident que si la France et l'Allemagne, lors du sommet de jeudi, déterminent une position commune, cela nous aidera. Les Français et les Allemands sont plus proches qu'il ne l'était il y a quelques semaines".

Répartition des coûts

L'optimisme du ministre de la Défense persiste malgré trois réunions infructueuses sur le sujet ces dernières semaines. Le constructeur de l'avion militaire, EADS, et les pays clients n'arrivent pas à trouver un accord sur le financement des surcoûts générés par l'A400M.

L'avionnaure demande aux Etats de mettre 6,4 milliards d'euros de plus sur la table pour boucler un programme qui accuse déjà trois années de retard. De leur côté, les pays clients refusent de payer plus de 2 milliards d'euros.

Evalué à l'origine à 20 milliards d'euros, le surcoût de l'A400M pourrait dépasser les 10 milliards d'euros.

Les pays clients ne paieront pas tout

A la fin d'une réunion le 22 janvier dernier, le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, avait estimé avec son homologue Werner Hoyer que les poches des contribuables européens n'étaient pas "sans limite", et qu'iil fallait "trouver un juste équilibre" entre le constructeur et les clients.

Sept pays européens (Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Luxembourg et Turquie) sont prêts à acheter des A400M. Ils s'étaient initialement donnés jusqu'au 31 janvier pour décider de la répartition du surcoût. La date est déjà dépassée.