Emirats: "L'économie est saine"

TV avec AFP

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Les Emirats veulent rassurer à tout prix. Face à la dégringolade boursière qui n'épargne aucun des 7 Emirats de la fédération, les Emirs d'Abu Dhabi et de Dubaï, également président et vice-président des Emirats arabes unis, ont dû intervenir publiquement.

Le président de la fédération des Emirats arabes unis, cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, a assuré mardi que l'économie de la fédération était "saine", alors que la dette de Dubaï a ébranlé

les marchés boursiers locaux
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Cheikh Khalifa est également le souverain d'Abou Dhabi. Cet cité dispose de larges réserves pétrolières et pourrait couvrir aisément les dettes de Dubaï comme en témoigne la puissance de son fonds souverain estimé à 284 milliards d'avoirs en 2008.

"Une réforme économique et financière"

"Je tiens à rassurer tout le monde: notre économie est saine et la crise financière mondiale ne nous poussera pas à hésiter, à reculer ou à désespérer car nous sommes confiants en la capacité de notre peuple et en nos ressources", a affirmé cheikh Khalifa lors d'un discours à l'occasion de la fête nationale émiratie.

Sans évoquer explicitement la crise née de l'annonce par les autorités de Dubaï de leur intention de demander un moratoire de six mois sur la dette du conglomérat public Dubai World, cheikh Khalifa a affirmé qu'il était nécessaire "de poursuivre une réforme économique et financière".

Il a tenu dans son discours à "rendre hommage" au souverain de Dubaï, vice-président de la fédération des Emirats et vice-Premier ministre, cheikh Mohammed ben Rached Al Maktoum, et les membres du cabinet "qui font face chaque jour à des défis et surmontent les obstacles".

Dubaï n'est pas Dubaï World

Le souverain du Dubaï, cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, a lui, insisté mardi sur le fait que le gouvernement de Dubaï et Dubaï World sont deux entités différentes. "Faire l'amalgame entre Dubaï World et le gouvernement de Dubaï est erroné", a déclaré cheikh Mohammad, également vice-président des Emirats arabes unis, à des journalistes lors d'une visite au siège de la télévision de Dubaï.

Interrogé sur la crise qui a ébranlé les marchés locaux et internationaux, cheikh Mohammad a répondu "nous sommes forts et persévérants".