Barroso n'exclut pas un impôt européen

G. G. avec AFP

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Effet d'annonce? Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso n'a pas exclu mardi l'idée d'un impôt européen. Au risque d'irriter les eurosceptiques et de se froisser avec le Royaume-Uni, notoirement hostile à toute harmonisation fiscale au niveau européen.

"J'ai l'intention d'examiner toutes les questions de fiscalité dans l'Union européenne, nous devons passer en revue toutes les ressources (financières) de l'UE, le programme sur lequel j'ai été élu dit qu'il faut examiner de possibles ressources propres", a déclaré José Manuel Barroso devant le Parlement européen à Strasbourg.

Il répondait à une question d'un élu qui lui demandait s'il avait l'intention de créer un impôt européen, à la suite de déclarations récentes du nouveau président du Conseil européen, le Belge Herman van Rompuy, qui a mentionné cette possibilité.

Dans un document résumant ses priorités pour les 5 ans à venir, sur la base duquel il a été reconduit en septembre à la tête de la Commission par le Parlement européen, Barroso juge qu'on ne pourra "pas éluder la question des ressources propres" pour le budget de l'UE à l'avenir.

Les négociations sur le prochain cadre budgétaire pluri-annuel de l'Union, débutant en 2014, doivent commencer en 2011. Pour 2010, le budget européen s'élève à 122,9 milliards d'euros.

"Impôt vert"

Le Premier ministre belge Herman Van Rompuy a évoqué il y a une dizaine de jours la possibilité de créer un "impôt vert" européen, afin de réduire les contributions des Etats nationaux dans un contexte budgétaire très difficile, lors d'une rencontre à huis clos devant un groupe de réflexion près de Bruxelles.

Cette sortie lui a valu de sévères critiques dans la presse eurosceptique britannique.