Résultat en baisse de 61,7% pour Crédit Agricole

E24 avec AFP

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Crédit Agricole a dégagé un résultat net de 365 millions, en baisse de 61,7%, au troisième trimestre, marqué par la poursuite des dépréciations liées au marché immobilier américain et par une forte hausse des provisions pour créances douteuses, selon un communiqué reçu jeudi 13 novembre. La première banque française a réalisé un produit net bancaire (équivalent du chiffre d'affaires) de près de 4 milliards d'euros, en baisse de 1,9%. Les charges d'exploitation sont en hausse sensible (+8,3%) et le coût du risque (montant des provisions) a quasiment triplé par rapport au troisième trimestre 2007 pour atteindre 740 millions.

Impact Lehman

Ce chiffre reflète à la fois la dégradation de l'économie mondiale et l'impact de la faillite de Lehman Brothers (220 millions d'euros avant impôt). Au total, hors Lehman, l'impact de la crise s'élève à 726 millions d'euros ce trimestre.

La hausse des provisions concerne tous les métiers mais au premier chef la banque de financement et d'investissement (BFI), qui supporte par ailleurs de nouvelles dépréciations relatives au marché immobilier américain pour un montant de 476 millions d'euros. Le résultat de la BFI est négatif à hauteur de 226 millions d'euros et de 1,877 milliard sur les neuf mois de l'exercice. "Ce sont des résultats que je considère comme satisfaisants dans le contexte dans lequel nous intervenons aujourd'hui", a déclaré Georges Pauget, le directeur général de la banque, lors d'une conférence téléphonique. "Peu à peu nous apurons les séquelles du passé", a-t-il ajouté à propos de la banque de financement et d'investissement.

Le directeur financier du groupe, Bertrand Badré, a précisé de son côté que les revenus de la BFI étaient "significativement positifs" en octobre, les mauvaises performances de la banque d'investissement dans les dérivés ayant été compensées par la bonne tenue de la banque de financement. Crédit Agricole précise ne pas avoir usé de la faculté offerte par la réforme des normes comptables, qui doit permettre d'atténuer l'ampleur des dépréciations, mais qu'elle l'utilisera à compter du 1er octobre.