Scission: Accor prendra une décision "avant la fin de l'année"

G. G. avec AFP

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Scinder le groupe Accor, avec l'hôtellerie d'un côté et les cartes de service de l'autre? Le conseil d'administration du groupe Accor se prononcera "avant la fin de l'année" sur ce projet de scission des deux métiers du groupe.

Les études sur la pertinence d'une séparation, annoncées fin août par le groupe, démontrent le caractère "pérenne et rentable de chacun des deux métiers du groupe Accor" pris séparément, selon le communiqué.

Le conseil d'administration d'Accor, qui s'est réuni lundi, s'est déclaré "satisfait de l’avancée des travaux pour formaliser les deux plans de développement de l'hôtellerie d'une part et des services d'autre part".

Faisabilité

Le conseil a également examiné "les premiers éléments de faisabilité juridique, sociale et économique de la scission" et "après approfondissement des premiers éléments présentés, le conseil se réunira à nouveau avant la fin de l’année 2009 pour prendre une décision sur le projet".

La date de ce conseil d'administration n'a pas été précisée.

Les actionnaires ne sont pas tous convaincus par ce projet. La société d'investissement Eurazeo et le fonds Colony Capital, qui détiennent ensemble 29,23% du capital d'Accor (et un tiers des administrateurs), ont soutenu le lancement des études sur la pertinence d'une séparation des deux métiers. Ils devraient soutenir aussi la scission.

Le FSI est contre

En revanche, le Fonds stratégique d'investissement (FSI) qui a hérité de la participation de la Caisse des dépôts (7,5% du capital) s'y oppose. "Des solutions alternatives" existent, a récemment rappelé Augustin de Romanet, le directeur général de la Caisse des dépôts.

Jusqu'à l'annonce d'études sur la pertinence d'une séparation, Gilles Pélisson s'était montré opposé à un tel projet, régulièrement évoqué depuis la montée en puissance dans le capital d'Accor de Colony Capital et d'Eurazeo.

Cette annonce avait été saluée par la Bourse, le marché estimant que le titre souffrait depuis longtemps d'une sous-valorisation en raison de la coexistence de ces deux activités au sein du même groupe.