Washington précise le plan Paulson

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L'objectif du plan "TARP" (Troubled Asset Relief Program) est de "restaurer le flux de capitaux vers les consommateurs et les entreprises qui forment le cœur de notre économie", a déclaré Neel Kashkari. Pour ce faire, les modalités d'intervention du plan de 700 milliards de dollars, voté il y a 10 jours, ont été détaillées dans les grandes lignes.

Au-delà du simple rachat d'actifs "toxiques", TARP comprend sept "chapitres": le rachat de prêts adossés à des actifs (MBS) dont la valeur s'est effondrée; l'acquisition de prêts hypothécaires portés par des banques régionales; l'assurance des actifs rachetés; l'injection directe de capital dans les banques en difficulté; la préservation de la propriété immobilière des particuliers; le contrôle des rémunérations des dirigeants des banques; le suivi du plan.

L'adjoint de Paulson a indiqué que le Trésor travaillait "en étroite coopération avec les régulateurs nationaux et internationaux pour comprendre comment créer au mieux les outils qui s'avèreront les plus efficaces pour s'attaquer aux défis [du] système financier".

Le Trésor américain a retenu le cabinet d'avocats Simpson Thatcher pour le conseiller dans la prise de participation dans des institutions financières. La société de conseil Ennis Knupp a été retenu aura pour sélectionner les gestionnaires d'actifs qui auront la charge de reprendre les "actifs toxiques".

Après une première réaction euphorique avant l'annonce officielle du plan de sauvetage de l'administration, les marchés ont rapidement sombré dans l'inquiétude en raison d'un manque de détail dudit plan. Plusieurs économistes, parmi lesquels ceux du Fonds monétaire international, ont souligné l'inefficacité relative des rachats d'actifs par rapport aux injections directes de capital – une option initialement rejetée par Henry Paulson, avant que ce dernier ne change totalement de position sur le sujet.

Lundi, Henry Paulson doit réunir les principaux banquiers américains à la Maison blanche pour discuter des modalités permettant à l'administration américaine de prendre une participation au capital des principales institutions financières du pays.