Google prêt à fermer son moteur de recherche en Chine

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Google serait prêt à "99,9%" à fermer son moteur de recherche en Chine, selon un article du Financial Times (FT) publié le 12 mars dernier.

Entre les cyber-attaques et l'auto-censure du gouvernement chinois, le géant américain de l'internet pourrait bien abandonner son google.cn.

Pressions de Pékin

Depuis janvier, Google est en guerre ouverte contre Pékin qui exige un contrôle étroit des résultats qui apparaissent sur les moteurs de recherche en ligne.

La Chine a de nouveau prévenu le groupe américain vendredi dernier qu'il s'exposait à des "conséquences" s'il arrêtait son auto-censure.

"Nous soutenons l'expansion de (Google) en Chine, mais s'il viole les lois chinoises, ce sera inamical et il sera vraiment responsable des conséquences", a expliqué le ministre de l'Industrie et des Technologies de l'information Li Yizhong.

Garder ses activités

Face à ces menaces, Google pourrait donc bien jeter l'éponge sur son moteur de recherche, alors que le pays compte le plus grand nombre d'internautes au monde (384 millions).

Mais l'entreprise espère cependant garder le reste de ses activités sur le territoire, comme son centre de recherche à Pékin ainsi que ses activités commerciales.

"Il est très important de savoir que nous ne quittons pas la Chine", a ainsi affirmé le PDG de Google, Eric Schmidt, au Financial Times. “Nos affaires dans le pays marchent très bien, il s'agit ici seulement des règles de censure", a-t-il indiqué.

Conséquences limitées

Li Yizhong a affirmé que si Google décidait "de rester en Chine, nous accueillerons (cette décision) et cela bénéficiera au développement de l'internet " chinois. Mais il a toutefois tenu à minimiser un éventuel départ du géant américain.

"S'il décide de partir, le marché de l'internet en Chine va continuer de se développer rapidement et l'impact ne sera pas trop grand", a-t-il ajouté.

La fin de google.cn profiterait à son grand rival chinois, Baidu, qui contrôle 58,4% du marché de la recherche en ligne, contre 35,6% pour l'Américain, selon la société d'études Analysys International.