Internet, téléphonie: Les factures en baisse

G. G. avec AFP

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Les clients payent moins, mais ils sont de pus en plus nombreux. Ce sont, en substance, les conclusions de l'observatoire trimestriel de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

La facture mensuelle moyenne, pour un abonnement à l'internet haut débit, s'élevait fin juin à 23,90 euros hors taxes, en baisse de 1,3% sur un an. Selon l'Arcep, quatre ans plus tôt, en 2005, cette facture était de 25,20 euros par mois.

Mouvement similaire dans la téléphonie mobile, où la facture mensuelle moyenne était, au deuxième trimestre, de 26,90 euros hors taxes, en recul de 2,5% sur un an. En 2005, cette facture atteignait encore 29,20 euros hors taxes par mois.

Ces baisses pourraient s'expliquer par la volonté des clients de réduire leur facture par ces temps de crise. Une hypothèse envisagée par le cabinet d'étude Bain & Company an mai dernier.

Revenus en hausse

Malgré ces factures en baisse, les revenus de ces deux marchés continuent de progresser grâce aux clients toujours plus nombreux. Le chiffre d'affaires de l'accès à internet était de 1,5 milliard d'euros au deuxième trimestre, en hausse de 8,9%. La France comptait fin juin 19,4 millions d'abonnés à internet (en hausse de 8,2% sur un an) dont 18,7 millions au haut débit.

Le revenu des services mobiles s'élève à 4,7 milliards au deuxième trimestre, en hausse de 2,4%, un ralentissement toutefois par rapport à mi-2008 où la croissance avoisinait les 6%. Le nombre d'utilisateurs de la téléphonie mobile était de 59,2 millions fin juin.

L'ensemble du marché des communications électroniques, qui inclut aussi la téléphonie fixe (dont les revenus baissent de 6% à 2,5 milliards), les annuaires ou encore la gestion de centres d'appels, a généré un revenu de 11 milliards d'euros au deuxième trimestre.

Les renseignements sombrent

Les services de renseignements téléphoniques continuent quant à eux leur déclin: ils n'ont reçu que 27 millions d'appels au cours du trimestre, contre 31 millions un an plus tôt. Leurs revenus sont toutefois en hausse de 3,7% à 40 millions d'euros. Ils bénéficient en effet des tarifs plus chers appliqués depuis les téléphones mobiles, dont leur proviennent désormais sept appels sur dix.