Paris hésite

E24 avec AFP

— 

Après avoir montré des signes d'hésitations en milieu de journée, dans un marché qui reste soucieux de l'impact de la crise économique sur les entreprises, le CAC 40 clôture en légère hausse de 1,10% à 3.269,46 points. Le volume d'échange est resté faible. Londres perdait 0,31% tandis que Francfort progressait de 0,62%.

Yo-yo

Après avoir terminé en nette baisse (-3,07%) mercredi, le CAC 40 a joué au yo-yo, jeudi 13 novembre. Il a ouvert en baisse, s'est ensuite montré hésitant avant de se stabiliser dans le vert depuis le début d'après-midi, malgré une évolution en demi-teinte de Wall Street. "En ce moment, le marché est plutôt inquiet par l'énorme volatilité", relève un stratégiste parisien expliquant que tous les marchés "se font ballotter par les nouvelles" économiques.

Sur le front macroéconomique, l'OCDE a confirmé les sombres perspectives pour l'économie mondiale en prévoyant un recul de -0,3% du PIB en 2009 pour ses pays membres en proie à la crise, alors que l'Allemagne officialisait son entrée en récession.

Entreprises

Du côté des entreprises, de bons résultats tiraient des valeurs comme Aéroports de Paris (ADP) qui prenait 4,42% à 44,90 euros, le groupe ayant confirmé ses objectifs de résultat et de trafic pour cette année. GDF Suez profitait également de ses résultats: le titre gagnait 4,1%. Les ventes et le résultat d'exploitation (Ebitda) du groupe énergétique ont progressé fortement sur les 9 premiers mois de l'année. Capgemini était aussi en hausse de 3,8% après avoir confirmé ses objectifs annuels et des ventes meilleures que prévu au troisième trimestre.

Les bancaires en revanche étaient en baisse: Société Générale lâchait 6,3%, Dexia 2,5% et Crédit Agricole 3,7%. L'inquiétude restait entière sur la situation des banques, après les propos du PDG de JPMorgan Chase redoutant l'impact "assez considérable" de la montée du chômage sur la demande en prêts.

Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, ont clôturé en franche baisse dans un marché perturbé par la faiblesse des cours du pétrole et le pessimisme ambiant.

Wall street

La Bourse de New York tentait de rebondir jeudi après trois séances de baisse, sur fond de forte hausse du chômage et d'inquiétudes persistantes des entreprises sur la marche de leurs affaires: le Dow Jones gagnait 1,17% et le Nasdaq 0,38%. Vers 16H25, le Dow Jones Industrial Average (DJIA) prenait 97,09 points, à 8.379,75 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 5,64 points, à 1.504,85 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 avançait de 1,40% (11,93 points), à 864,23 points.

Wall Street avait fini en forte baisse mercredi pour la troisième séance d'affilée, paniquée par la déprime du consommateur américain à l'approche des fêtes. Le Dow Jones avait chuté de 4,73%, portant ses pertes à plus de 7% depuis le début de la semaine. Le Nasdaq avait cédé 5,17%. Jeudi, les indices ont fait une incursion en territoire négatif peu après l'ouverture, mais parvenaient à se retablir par la suite.

Résistance

Wall Street va garder les yeux sur les compteurs, car ils se sont rapprochés de leurs plus bas niveaux atteints en séance le 10 octobre, en particulier le S&P 500 qui était tombé à 839,80 points. Les niveaux d'octobre sont considérés comme des seuils de résistance et, s'ils devaient être enfoncés, il est probable que les mouvements de vente repartiraient de plus belle. "Les opérateurs digèrent une nouvelle vague de ventes sur les marchés asiatiques après de nouveaux chiffres indiquant un ralentissement de l'économie chinoise, et une récession technique qui fait son chemin en Allemagne alors que le pays a enregistré un deuxième recul de son PIB" trimestriel, a observé Andrea Kramer, de Schaeffers Investment. L'OCDE prévoit une récession pour les USA en 2009 (-0,9%) avant une reprise en 2010.

Côté entreprises,"Wall Street a reçu une image plus claire de l'économie ce matin: la prudence sur ses résultats du géant Intel et une publication trimestrielle solide de Wal-Mart soulignent un changement dans les habitudes de dépenses des consommateurs", a indiqué Andrea Kramer. En revanche, les valeurs de l'énergie soutenaient l'indice Dow Jones. Chevron (+2,85%) a annoncé l'entrée en production de son gisement offshore le plus profond dans le Golfe du Mexique.