Coca-Cola prévient d'une volatilité à venir de ses résultats

CV avec AFP

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Coca-Cola a annoncé ce mardi un bénéfice net trimestriel en chute de 10%, et prévenu qu'il fallait s'attendre à de la "volatilité" dans ses résultats des trimestres à venir.

Sur les trois premiers mois de l'année, le bénéfice net (part du groupe) s'est établi à 1,35 milliard de dollars, contre 1,5 milliard sur la même période l'année précédente, sous l'effet de charges de restructuration, d'une baisse des ventes et du raffermissement du dollar. Hors éléments exceptionnels, le bénéfice courant est ressorti à 65 cents par action, en ligne avec les attentes des analystes.

Le directeur général Muhtar Kent a estimé que, "alors que l'environnement économique mondial demeure difficile, nous restons bien positionnés pour une croissance de long-terme. Nous sommes bâtis pour des périodes comme celle-ci".

Affichant son optimisme sur la capacité de Coca-Cola à bien résister à la crise grâce à l'attrait du "luxe abordable" que représentent ses boissons, il a précisé lors d'une conférence d'analystes qu'il fallait néanmoins s'attendre à de la "volatilité" de trimestre en trimestre.

Au niveau mondial, le chiffre d'affaires a reculé de 3% au premier trimestre, à 7,17 milliards de dollars, en dépit d'une progression de 2% du volume de ses ventes. En terme de revenus, le groupe a vu ses ventes s'effondrer de 13% en Europe et de 10% dans la zone Eurasie-Afrique. En revanche, les ventes ont progressé de 8% en Amérique du Nord, malgré un reflux de 2% en volume, et bondi de 14% dans le Pacifique.

"Les tendances démographiques et de dépenses personnelles montrent que les consommateurs auront de plus en plus la possibilité de faire une pause pour les quelques instants de plaisir simple que nous fournissons déjà près de 1,6 milliard de fois par jour, pour quelques cents chaque fois", a assuré M. Kent.

Sur la période janvier-mars, Coca-Cola s'est vanté d'avoir "à nouveau dépassé (ses) objectifs et délivré de solides résultats". "Sur la plupart des marchés dans le monde, nos performances sont meilleures que celles du marché des boissons non-alcoolisées dans son ensemble", a précisé M. Kent.

Il a ajouté toutefois que la crise dans certaines régions du monde se faisait particulièrement sentir, notamment en Europe centrale et orientale, où Coca-Cola revoit ses conditionnements pour soutenir les ventes auprès de consommateurs dont "le comportement change rapidement". "Nous pensons que la situation de la distribution en Europe restera difficile tout au long de 2009", a-t-il indiqué.

Interrogé sur l'initiative de son grand concurrent Pepsico, qui a annoncé lundi qu'il rachetait deux sociétés d'embouteillage, M. Kent a défendu le modèle actuel de franchises en écartant tout projet de ce type.

Après le refus le mois dernier des autorités chinoises d'autoriser Coca-Cola à racheter le fabricant de jus de fruit Huyian, M. Kent, tout en se disant "déçu", a assuré que le groupe restait "fermement engagé à son modèle de croissance à long terme en Chine".