Les villes françaises pas attirantes

D.H. avec AFP

— 

Paris est la seule ville française figurant parmi les 12 métropoles "qui présentent les meilleures atouts pour rebondir dans un contexte de crise" et se classe au 3e rang du baromètre 2009 du cabinet Ernst and Young, loin derrière New York et le Grand Londres qui arrache la pole position. L'Allemagne réussit, elle, la gageure de faire figurer trois de ses métropoles (Berlin, Francfort et Munich) dans ce classement établi d'après une enquête auprès de 809 dirigeants économiques dans le monde. "Les villes françaises, par un réel déficit de notoriété internationale, sont encore loin de prendre place parmi les leaders européens", souligne le cabinet Ernst and Young.

Allez Lyon!

Hors région parisienne, seul Lyon bénéficie d’une "visibilité de niveau international" sans pour autant apparaître encore parmi les métropoles européennes les plus attractives, d'après l'étude. Afin d'accroître l'attractivité de l'Hexagone, les villes françaises doivent d’"urgence" acquérir le statut de "métropoles européennes" afin de se faire une place au côté des "puissantes 'second cities'" telles que Düsseldorf, Barcelone, Manchester mais aussi Valence, Glasgow ou Lodz, "villes hier sinistrées", est-il indiqué.

Sans surprise, un autre volet de l'étude fait par ailleurs apparaître que Paris est considérée comme la ville la plus attractive de France par 56% des "décideurs" interrogés, devant Lyon (44%) et Marseille (19%), suivis de Toulouse et Lille (tous deux à 14%) et par Bordeaux et Strasbourg (tous deux à 11%).