Dexia réduit son bilan de 35%

TV avec AFP

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La banque franco-belge Dexia va subir une forte une cure d'amaigrissement.

A l'horizon 2014, le bilan du groupe aura diminué de 35% environ comparé à fin 2008, a expliqué la direction du groupe vendredi. Le groupe se rencontre sur la Belgique, la France et le Luxembourg.

Dexia qui a été secouru il y a un an par Paris, Bruxelles et Luxembourg, devait s'engager à se restructurer. Dexia avait reçu 6,4 milliards d'euros pour être sauvé de la faillite et sa dette avait été garantie à hauteur de 100 milliards d'euros. Or, la Commission, gardienne des conditions de concurrence équitables en Europe, exige que toutes les banques soutenues par les pouvoirs publics pendant la crise se restructurent afin de garantir qu'elles n'auront pas besoin d'aides supplémentaires à l'avenir.

Reconquérir ses clients de base

"Nous nous sommes engagés à céder des activités de financement de collectivités en Italie (Crediop) et en Espagne (Sabadell)", a expliqué l'administrateur délégué du groupe, Pierre Mariani. Dexia va également vendre des actifs en Slovaquie et aura l'interdiction de procéder à des acquisitions pendant deux ans sans accord de la Commission.

En 2014, le financement des collectivités locales "représentera à peu près 20% du total", les activités de banque de détail "représenteront une part très importante, de l'ordre de 60%", et environ 20% des revenus viendront des activités de gestion d'actifs, assurances et services aux investisseurs, a détaillé M. Marini, lors d'une rencontre avec la presse à Paris.

Dexia veut "se recentrer" sur "le financement de (ses) clients dans la banque de proximité" et "la relation avec (ses) clients collectivités publiques", a-t-il expliqué.

La commissaire européenne à la Concurrence, Neelie Kroes, a fait part, via son porte-parole, de sa satisfaction face à la perspective d'une "restructuration de Dexia qui assurerait sa viabilité" et d'une "réduction d'activité suffisante pour compenser les distorsions de concurrence" liées aux aides.