Delphi sort du processus de faillite

G. G. avec AFP

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Delphi, l'ancienne filiale de General Motors, est sorti formellement du processus de règlement judiciaire. Cela faisait près de quatre ans qu'elle était soumise à cette réglementation.

La nouvelle société basée à Troy, dans la banlieue de Detroit, n'est qu'une fraction de l'ancienne unité de GM. Cette dernière avait pris son indépendance en 1999 sans jamais parvenir à être durablement rentable. Elle s'est délestée de 37 de ses 44 usines américaines et de plusieurs milliers d'employés.

Quatre des usines restantes seront reprises par GM, selon le plan de restructuration approuvé fin juillet par la justice américaine. Le sort des trois dernières n'est pas encore scellé. La majorité des activités de Delphi à l'étranger seront rassemblées au sein de la nouvelle société, qui emploie plus de 100.000 personnes dans le monde.

Alors que son ancienne maison-mère et principal client ne cessait de perdre des parts de marché aux Etats-Unis, Delphi a été acculé à se placer sous administration judiciaire en octobre 2005. Depuis, GM a inscrit quelque 12,5 milliards de dollars de charges sur ses comptes, a indiqué un porte-parole de GM, Tom Wilkinson.

"Nous sommes heureux de voir le processus de faillite s'achever et nous souhaitons tout le succès possible au nouveau Delphi", a déclaré le directeur général de GM, Fritz Henderson, dans un communiqué.

Le processus de règlement judiciaire a traîné en longueur. Un plan élaboré en 2008 n'a jamais vu le jour, les parties concernées s'étant retirées face à la dégradation de la situation financière du groupe avec la crise du secteur automobile.