Erika: ouverture du procès en appel

G. G. avec AFP

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L'année 2009 sera celle des procès pour Total. Après l'ouverture de celui portant sur l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le groupe pétrolier doit de nouveau se confronter, depuis lundi matin, aux juges pour le procès en appel de la marée noire provoquée par l'Erika. La catastrophe écologique provoquée par le naufrage du pétrolier, en décembre 1999 au large des côtes bretonnes, avait souillé 400 kilomètres de côtes et mazouté plus de 150.000 oiseaux.

Jusqu'au 18 novembre, Total et deux de ses filiales, ainsi que la société de classification italienne Rina, le propriétaire du pétrolier, Giuseppe Savarese, et son gestionnaire Antonio Pollara, devront répondre de leur responsabilité dans ce désastre.

Plus d'indemnités

Plusieurs dizaines de parties civiles, parmi lesquelles de nombreuses collectivités locales, souhaitent obtenir des indemnités plus conséquentes que celles qui leur avaient été accordées par le jugement du 16 janvier 2008. Elles veulent aussi obtenir la confirmation de la notion de "préjudice écologique", retenue en première instance.

Total, Rina, Savarese et Pollara avaient été condamnés solidairement à verser 192 millions d'euros. Sur ce total, l'Etat s'était octroyé la part du lion (154 millions d'euros). Il n'a pas fait appel de cette indemnisation. Ces quatre prévenus avaient également écopé de l'amende maximale: 375.000 euros pour les personnes morales, 75.000 euros pour les personnes physiques.

Lors du premier procès, les membres des secours et le capitaine du pétrolier avaient été mis hors de cause, ainsi que deux filiales de Total. Mais le parquet a fait appel de la relaxe de ces deux dernières.

"Imprudence"

Convaincu d'"imprudence" en première instance pour avoir loué un pétrolier ancien et mal entretenu, Total maintient pour sa part que la corrosion du navire lui avait été cachée. Il dit avoir été trompé par les certificats de navigabilité établis par le Rina.