Sarkozy, candidat des taxes

T. V.

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"Je n'ai pas été élu pour augmenter les impôts, moi", rappelait Nicolas Sarkozy en mars dernier. Ces derniers n'ont effectivement pas pas connu de hausse. Ne disposant que de très faibles marges de manœuvre avec un plan de relance important et une dette qui explose, le chef de l'Etat est cependant devenu le candidat des taxes.

La dernière en date est bien évidemment la fameuse taxe carbone à 17 euros la tonne de CO2 qui sera créée en 2010.

Au début de l'année prochaine, la taxe professionnellle devrait pour sa part disparaître mais, pour compenser les pertes de recettes (4 à 5 milliards d'euros), le gouvernement étudie dans le même temps une taxe des opérateurs sur les antennes mobiles.

Le procédé a été le même au moment de la suppression de la publicité sur France Télévisions. Celle-ci a été contrebalancée, en partie, par un nouveau prélèvement sur le chiffre d'affaires (0,9%) des opérateurs de télévision, téléphonie et internet, effectif depuis janvier.

Du côté de l'assurance maladie et des prestations sociales, le chef de l'Etat a également choisi de taxer à tout va. Pour financer la généralisation du revenu de solidarité active (RSA), la taxation des revenus du capital (sauf sur les livrets d'épargne et des revenus obligataires), a connu une hausse de 1,1% en janvier 2009.

Le régime de l'assurance vieillesse est appelé à se dégrader: les cotisations retraite vont augmenter de 0,3% en 2009, de 0,4% en 2010 puis de 0,3% en 2011. Pour combler un peu le déficit de l'assurance maladie, les franchises médicales (janvier 2008) ont ajouté 50 centimes par boîte de médicaments vendue et par acte paramédical, et 2 euros par transport sanitaire, avec un plafond de 50 euros par an et par patient.

Afin que les mêmes ne paient pas tout, les députés ont également créé une taxe sur les stock-options et supprimé les avantages fiscaux sur les parachutes dorés.

Sur la question du coût de l'énergie et de l'environnement, la réponse fut également la création d'une taxe. Pour financer la prime à la cuve de 200 euros pour 800.000 ménages, un prélèvement sur les compagnies pétrolières a été mis en place (janvier 2009).

Et la France a inventé une "taxe" sur les voitures polluantes (décembre 2007) afin de financer le bonus sur les voitures propres. Mais plus de bonus sont distribués que de malus taxés...