Quand les investisseurs étrangers choisissent la France

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La France est compétitive! 639 projets d'investissement étrangers ont été recensés en 2009, permettant de maintenir ou créer près de 30.000 emplois, selon le bilan de l'Agence française pour les investissements internationaux (AFII) qui ne recense pas les éventuelles suppressions d'emploi.

C'est un peu moins qu'en 2008 (641 projets avec 31.932 emplois créés ou maintenus) mais plus qu'en 2007 (624 projets avec 34.517 emplois créés ou maintenus).

En 2008, la France reste la deuxième terre d'accueil des investissements directs étrangers avec 97 milliards de dollars de flux entrants, derrière les Etats-Unis, selon les données de l'OCDE.

"Facteurs d'attractivité réels"

"Les statistiques nous prédisaient une annus horribilis, cela n'a pas été le cas, nos facteurs d'attractivité sont réels", s'est félicité la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en commentant ces résultats.

Malgré la crise, la France reste donc une valeur sûre et un cadre stable pour les investisseurs qui apprécient notamment la qualité des infrastructures, des services et de la main d'oeuvre française. La fiscalité n'est pas un frein absolu. Elle peut même être une arme très efficace avec le succès du crédit impôt recherche.

"En dépit de la concurrence des pays émergents et des pays en transition bien positionnés pour l’accueil des projets manu facturiers intensifs en travail, la France confirme son attractivité, notamment dans les activités tertiaires liées à la recherche et développement, et aux énergies renouvelables à l’origine d’un nombre élevé et croissant de nouveaux projets.", relève l'AFII.

L'Allemagne passe devant les Etats-Unis

L'ouverture de la France sur l'Europe lui permet d'attirer les pays voisins. 68 % des nouveaux projets viennent des pays européens, une part plus forte que les années antérieures. "Signe de ce dynamisme intra-européen, l’Allemagne prend, en 2009, la première place des pays d’origine de l’investissement étranger créateur d’emploi en France, devant les Etats-Unis", note l'AFII.

Pressée de dire si les interventions de l'Etat dans la gestion des entreprises françaises n'était pas un frein pour les investisseurs étrangers, Christine Lagarde a répondu que "le devoir de l'Etat, c'est chaque fois que c'est nécessaire, de rappeler à l'obligation de respecter les règles de droit sur le territoire français". "On le fait de la manière la plus souple possible mais la plus ferme aussi", a-t-elle dit.