AIG France loin de la crise

E24 avec AFP

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Les activités d'assurance dommages en France de AIG ont peu pâti de la crise qui a affecté l'assureur américain, a affirmé, lundi 10 novembre, Nicolas Aubert, directeur général d'AIG Europe pour la France. "Evidemment, je ne vais pas vous dire que l'on n'est pas touché par la crise du groupe, mais elle est très éloignée de nous parce que nos éléments fondamentaux ne sont absolument pas touchés", a-t-il dit.

Bon goût

"Non seulement nous avons travaillé à la rétention de notre portefeuille mais surtout, nous continuons à développer des affaires nouvelles", a poursuivi Nicolas Aubert, selon qui AIG Europe France a engrangé "environ 15 millions d'euros de chiffre d'affaires" au cours des cinq dernières semaines, et ce malgré "un contexte difficile en termes d'image". Le directeur général a expliqué avoir enregistré "très très peu de résiliations" de clients. En effet, "cette crise a eu au moins le bon goût de survenir suffisamment en amont des périodes de renouvellement" (des contrats au 1er janvier, ndlr) pour "nous permettre de bien expliquer la qualité de la solvabilité et donc de la sécurité d’AIG Europe", a-t-il poursuivi. AIG Europe, filiale européenne spécialisée dans l'assurance dommages, a réalisé en France un chiffre d'affaires de 750 millions d’euros, qui a connu une croissance annuelle moyenne de 15% au cours des 7 dernières années.

Ancien numéro un

Le groupe a annoncé lundi une perte nette de 24,5 milliards de dollars au troisième trimestre en raison de sa position de gros émetteur de credit default swaps (CDS, instruments de couverture contre le risque de non-remboursement d'une créance). Les autorités fédérales américaines ont encore accru lundi leur aide à l'ancien numéro un mondial, dont le sauvetage pourrait s'avérer le plus coûteux de l'histoire de la finance mondiale, en dépassant les 150 milliards de dollars.