Didier Lombard a le soutien du gouvernement

T.V avec AFP

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Au sein du gouvernement, le soutien est total à Didier Lombard, PDG de Ftrance Télécom dont les syndicats et l'opposition réclament la démission après la série de 24 suicides de salariés en 18 mois.

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a renouvelé aujourd'hui "sa pleine et entière confiance" au PDG de France Télécom Didier Lombard, qu'elle a reçu à Bercy, indique le ministère dans un communiqué.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, s'était égamement refusé à mettre en cause M. Lombard, arguant que France Telecom est "une entreprise en mutation, ses métiers ont changé, il y a un aspect humain qui doit être pris en compte, qui est pris en compte par la direction".

Xavier Bertrand, le ministre du Travail, estimait que la démission du patron de France Télécom était "hors-sujet". Quant à Xavier Darcos, ministre du Travail, lui ont aussi apporté un soutien appuyé. Xavier Darcos a déclaré sur BFM: "Il ne faut pas ajouter la crise à la crise, ce n'est pas une personne qui est responsable, notamment de la mutation technologique qu'ont connu les télécommunications".

Les syndicats déçus

Face à la ministre de l'Economie, Didier Lombard a exposé son plan en trois axes: renforcer la cellule d’accueil téléphonique et l'équipe renforcée de psychologues à la disposition des salariés et de leurs proches; définir un nouveau contrat social en étroite concertation avec les organisations syndicales et les instances représentatives du personnel; porposer un soutien psychologique et matériel complet à la disposition des familles touchées par les drames de ces derniers mois.

Par ailleurs, France Télécom a donné des gages aux syndicats reçus jeudi 30 septembre. Le principe de mobilité des cadres tous les trois ans est gelé jusqu'au 31 octobre. Les syndicats demandent un moratoire jusqu'à la fin des négociations sur le stress, qui doivent s'achever à la fin de l'année. Un bilan d'étape sera fait avec les syndicats avant le 31 octobre.

Un "médiateur des mobilités" a été nommé, qui "en cas de contestation, pourra être saisi directement par tout salarié ou via une organisation syndicale". Enfin, dans le cadre des négociations en cours, "des critères collectifs seront introduits dans la définition des parts variables en complément de critères individuels, là où ce ne serait pas déjà le cas".

A l'issue de la réunion de mercredi, les syndicats se sont déclaré déçus. "Cette réunion est un non-événement. On pensait que France Télécom avait pris la mesure de l'attente des salariés, il n'en est rien", a déploré Patrice Diochet (CFTC). "On attendait un message fort, notamment concernant la date butoir du 31 octobre, pour négocier dans la sérénité", a expliqué Sandrine Leroy (FO).

La CFE-CGC-Unsa et FO ont fait savoir hier, qu'ils allaient déposer une plainte contre X contre mise en danger de la vie d'autrui. Ils pourraient être rejoints par la CGT et la CFDT. Et ils appellent aujourd'hui à des débrayages.